dimanche 18 octobre 2026
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Opération Éviction économique : les États-Unis sanctionnent une banque irakienne et les bureaux de change de la République islamique

Le Trésor américain a sanctionné une banque irakienne, deux banques offshore, des bureaux de change et un mandataire pétrolier de la République islamique, et alerté sur le détournement des fonds du khoms.

Opération Éviction économique : les États-Unis sanctionnent une banque irakienne et les bureaux de change de la République islamique
Photo d'archives ; photo : Erich Robert Joli Weber, licence CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons

Le jeudi 15 octobre 2026, dans un nouveau volet de l'« Opération Éviction économique », le département du Trésor américain a annoncé des sanctions contre le réseau bancaire et financier de la République islamique. Ces sanctions visent une banque irakienne, deux banques offshore liées à des banques iraniennes, plusieurs bureaux de change, des sociétés écrans et un mandataire de vente de pétrole qui, selon le Trésor, ont fait transiter des centaines de millions de dollars pour la République islamique.

Scott Bessent, secrétaire américain au Trésor, a déclaré que l'étau se resserre sur l'économie de la République islamique et que même ses alliés ne peuvent la sauver ; il a ajouté que le département ne lâchera pas prise tant que les caisses du régime ne seront pas vides.

La banque irakienne et les banques offshore

La Banque internationale de développement pour l'investissement et le financement (IDB) d'Irak, selon le Trésor, a été fondée par des sociétés iraniennes, assurait à la République islamique l'accès aux dollars et lui envoyait ses bénéfices en dollars chaque mois. La banque a des liens avec des groupes paramilitaires affiliés à la République islamique en Irak et subit l'influence d'un financier irano-irakien qui travaille pour la Force Qods des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI). Selon le Trésor, la Banque nationale, fermée auparavant en même temps qu'elle, a transféré son capital à cette banque.

La Jazireh International Bank, liée à la banque Mellat, et la Chabahar International Bank, liée à la banque Shahr, ont également été sanctionnées. Le Trésor affirme que la banque centrale et le Conseil suprême de sécurité nationale de la République islamique ont autorisé ces deux banques à utiliser des devises étrangères pour contourner les sanctions. Le département d'État américain a simultanément sanctionné une banque cubaine pour des services rendus à la banque Karafarin.

Le mandataire pétrolier et les bureaux de change

Seyed Rouhollah Razavi, ressortissant iranien résidant à Dubaï, faisait transiter, selon le Trésor, des millions de barils de pétrole par mois pour la Compagnie nationale iranienne du pétrole et Naft Iran Intertrade avant le blocus naval américain, et transférait les recettes via des sociétés écrans et la contrebande d'or et d'espèces par Hong Kong, les Émirats et la Turquie. Les bureaux de change Hosseini Parsa, Najafzadeh et Jalali, ainsi que sept employés de la société Farab Soroush Qeshm, liée à la banque Shahr, figurent aussi sur la liste des sanctions.

Alerte sur le détournement du khoms

Le Réseau de lutte contre les crimes financiers du Trésor (FinCEN) a mis en garde le même jour les institutions financières : la République islamique utilise des organisations en apparence religieuses et caritatives pour enrichir les élites du régime, financer la répression du peuple iranien et soutenir le terrorisme. Selon cet organisme, une partie des fonds du khoms des chiites du monde entier, collectés pour des ayatollahs affiliés au régime, parvient à la République islamique et à ses groupes mandataires par des virements et des convoyeurs d'espèces.

Le Liban retire l'agrément de la banque Saderat

Parallèlement, la banque centrale du Liban a révoqué l'agrément de la banque iranienne Saderat dans le pays. Karim Souaid, gouverneur de la banque centrale libanaise, a déclaré que cette décision visait à protéger le système bancaire libanais du risque de sanctions. La banque Saderat était déjà sous sanctions américaines en raison de ses liens financiers avec le Hezbollah.

Ces mesures s'inscrivent dans le prolongement des sanctions contre la flotte fantôme et de l'amende infligée à une banque américaine et des déclarations de Tommy Pigott sur la coupure des ressources financières des groupes mandataires.

Les États-Unis ont sanctionné une banque irakienne, le réseau de bureaux de change et le mandataire pétrolier de la République islamique, et le Liban a retiré son agrément à la banque Saderat.

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