Esmaïl Qaani, commandant de la Force Qods des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), a nommé Mojtaba Haqlesan à la tête de l’Unité 840, chargée de planifier et d’exécuter des assassinats et des enlèvements d’opposants à la République islamique et de cibles occidentales et israéliennes hors d’Iran. Iran International a publié ces informations en exclusivité mardi 13 octobre 2026.
Selon deux sources proches de la Force Qods, après la révélation de la structure et des membres de l’unité, les Gardiens ont décidé de la rebaptiser « Unité 600 », mais sa mission n’a pas changé. Haqlesan, 64 ans, dirigeait auparavant la section renseignement de cette même unité. L’ancien commandant, Yazdan Mir, connu sous le nom de « Haj Asghar Bagheri », a été tué le 6 avril dernier dans une frappe ciblée d’Israël, et l’unité n’avait plus de commandant depuis. Les Gardiens de la Révolution et la Force Qods n’ont pour l’instant pas réagi à ce rapport.
La nouvelle structure de l’Unité 600
D’après ces mêmes informations, Mohammad-Reza Ansari est l’adjoint de Haqlesan et responsable du dossier Israël ; Mohsen Boroujerdi dirige les opérations spéciales aux États-Unis et en Europe, Morteza Babaei celles du Moyen-Orient et d’Afrique, et Javad Sharafi celles d’Asie. Meysam Sahraei est également cité comme l’une des figures impliquées dans les attaques en Afrique et en Inde. Le retour de visages anciens à ces postes est le signe d’une crise de commandement au sein des Gardiens après l’élimination de plusieurs de leurs hauts commandants pendant la guerre.
Historique de l’Unité 840 et assassinats d’opposants à l’étranger
L’Unité 840 s’est séparée de l’Unité 400 au début des années 2010 sur ordre de Qassem Soleimani. Le nom de cette unité est associé au complot contre John Bolton et Mike Pompeo, au projet d’attaque contre les synagogues de Bochum et d’Essen en Allemagne et à l’emploi de bandes criminelles en Suède et au Danemark. Le projet avorté d’assassiner deux journalistes d’Iran International à Londres lui est également attribué. Les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont sanctionné son commandant et plusieurs de ses membres.
La publication de ces informations intervient le jour où Ken McCallum, patron du MI5, a évoqué le déplacement des cibles de la République islamique au Royaume-Uni vers les bases militaires et fait état de plus de 50 arrestations dans des affaires liées à la République islamique, dont beaucoup visaient des communautés juives. Auparavant, les États-Unis et 28 autres pays avaient aussi confirmé le rôle des Gardiens de la Révolution dans le complot contre la base de Fairford.
Après la révélation de son unité d’assassinats à l’étranger, la République islamique n’a fait que la rebaptiser et poursuit sa mission.

Commentaires
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez le premier.