Les accidents de la route ont tué 10 357 personnes en Iran au premier semestre de l'année iranienne 1405 (du 21 mars au 22 septembre 2026), et 224 220 blessés ont été orientés vers la médecine légale. Ces chiffres ont été publiés alors que Mohammad Atabak, ministre de l'Industrie, des Mines et du Commerce de la République islamique, a demandé vendredi 6 novembre le report d'au moins un an de l'application des nouvelles normes de sécurité des véhicules.
Selon l'Organisation de médecine légale de la République islamique, le nombre de morts n'a baissé que de 0,4 % par rapport à la même période de l'an dernier (10 401), tandis que celui des blessés a augmenté de 10,8 %. 18 % des victimes, soit 1 868 personnes, étaient des jeunes de 18 à 24 ans, et 455 enfants de 10 ans ou moins ont aussi péri dans ces accidents.
78 000 morts en quatre ans
Le nombre de morts sur les routes est passé de 16 778 pendant l'année iranienne 1400 (2021-2022) à 19 490 en 1401 et 20 045 en 1402, et il est resté au-dessus de 19 000 en 1403 et 1404. Le total des quatre années 1401 à 1404 atteint 78 510.
La Turquie, dont la population est proche de celle de l'Iran, a enregistré environ 6 000 morts sur les routes en 2025 selon son office statistique, soit moins d'un tiers du bilan iranien. La police de la circulation de la République islamique estime le coût économique des accidents entre 7 et 8 % du PIB.
La lettre du ministre de l'Industrie pour un report
Dans une lettre à Mohammad Reza Aref, premier vice-président, Mohammad Atabak a invoqué les difficultés de change, des « conditions d'urgence » et l'incapacité des constructeurs à investir dans la refonte de leurs plateformes, et demandé que les nouvelles normes, qui portent de 85 à 122 le nombre d'exigences de sécurité des véhicules, soient repoussées d'au moins un an. Il a aussi demandé le report des normes de consommation de carburant.
Teymour Hosseini, chef de la police de la circulation, avait auparavant cité la faible sécurité des voitures produites en Iran parmi les causes de la mortalité routière et affirmé que la hausse des amendes ne suffit pas. À l'inverse, Mostafa Mirsalim, membre du Conseil de discernement, a attribué dimanche 8 novembre les décès à une mauvaise conduite et qualifié les critiques sur la qualité des voitures nationales d'« accusation sans fondement » contre les constructeurs.
L'Organisation de médecine légale indique que du début de l'année iranienne 1400 (mars 2021) à fin septembre 2026, plus de 100 000 personnes ont été tuées dans des accidents et plus de deux millions blessées.
Alors que près de 20 000 Iraniens meurent chaque année sur les routes, le ministre de l'Industrie de la République islamique demande de reporter les normes de sécurité automobile.

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