lundi 26 octobre 2026
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Le parquet espagnol : la République islamique derrière l'attentat contre Vidal-Quadras

Dans son acte d'accusation sur l'attentat de 2023 contre Alejo Vidal-Quadras, le parquet de l'Audience nationale y voit une opération secrète du renseignement de la République islamique et requiert 27 ans.

Pourquoi c'est important : Cet acte d'accusation montre que la République islamique recourt à l'assassinat pour faire taire ses opposants jusqu'au cœur de l'Europe.

Le parquet espagnol : la République islamique derrière l'attentat contre Vidal-Quadras
Photo : Ave Maria Mõistlik, licence CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons

Dans un acte d'accusation daté du 15 octobre 2026 et rendu public le vendredi 23 octobre, le parquet de l'Audience nationale espagnole a attribué les tirs contre Alejo Vidal-Quadras, ancien vice-président du Parlement européen, à une opération clandestine des services de renseignement de la République islamique contre ses opposants à l'étranger. C'est la première fois que le parquet espagnol relie directement l'attentat de Madrid à la République islamique dans un document judiciaire officiel.

Vicente González Mota, le procureur chargé du dossier, requiert 27 ans de prison contre Mehrez Ayari, le tireur présumé, pour « tentative d'assassinat terroriste » et « appartenance à une organisation criminelle ». Des peines de plusieurs années sont également requises contre son principal complice dans la fuite et contre plusieurs autres accusés ayant participé aux repérages et à la fourniture d'une moto, d'une voiture et de téléphones. Sami Bekkal, que le parquet considère comme le coordinateur de l'opération, est toujours en fuite, et les enquêteurs pensent qu'il pourrait se trouver en Iran.

Un attentat en plein jour à Madrid

Alejo Vidal-Quadras, l'un des fondateurs du parti Vox, a été touché au visage à bout portant rue Núñez de Balboa à Madrid le 9 novembre 2023. La balle l'a atteint à la mâchoire et il a survécu après une opération. Le tireur a pris la fuite sur une moto conduite par son complice ; il a été arrêté des mois plus tard aux Pays-Bas et remis à l'Espagne.

Selon le parquet, l'attentat visait à punir l'activité politique de Vidal-Quadras contre le gouvernement de Téhéran et à envoyer un message aux partisans des mouvements d'opposition. En octobre 2022, en réponse aux sanctions européennes après la mort de Mahsa Amini, le ministère des Affaires étrangères de la République islamique avait inscrit son nom sur sa propre liste de sanctions et l'avait accusé de « soutien au terrorisme ». Vidal-Quadras a été pendant des années en Europe un soutien en vue du Conseil national de la résistance, la branche politique de l'Organisation des moudjahidines du peuple (MEK).

Un schéma de répression transnationale

L'affaire de Madrid s'ajoute à d'autres ouvertes ces dernières années par des tribunaux européens au sujet de projets de la République islamique visant à assassiner ou enlever des opposants et des journalistes sur le sol européen. Dans nombre de ces affaires, comme le décrit aussi le parquet espagnol, l'exécution a été confiée à des réseaux criminels rémunérés afin de masquer la trace directe de l'appareil de renseignement.

Les accusés sont présumés innocents jusqu'à un jugement définitif, et la date du procès n'a pas encore été annoncée.

Le parquet espagnol considère officiellement que les tirs contre un homme politique européen à Madrid sont l'œuvre des services de renseignement de la République islamique.

Sources de cet article · D'après 3 sources
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