Dans une note non classifiée datée du jeudi 22 octobre 2026, le directeur du renseignement national des États-Unis a averti le secrétaire d'État Marco Rubio que les projets de la République islamique visant à assassiner des citoyens et des responsables américains au Moyen-Orient et dans certains autres pays avaient atteint un « stade avancé ». Le lendemain, le département d'État a ordonné une réduction du personnel de ses ambassades aux Émirats arabes unis, au Liban, au Qatar et en Jordanie.
Cette note d'une page, dont le contenu a été rendu public le vendredi 23 octobre, ne nomme ni les cibles, ni les pays situés hors du Moyen-Orient, ni la nature des projets. Le directeur du renseignement national y demande que les informations sur ces menaces soient partagées avec davantage d'agents du département d'État et propose d'alléger autant que possible la classification des informations sensibles afin que les responsables menacés en soient informés.
Réduction du personnel des ambassades américaines dans la région
Un responsable américain a déclaré qu'en raison de la menace d'attaques des Houthis et des projets terroristes de la République islamique, les États-Unis réduisent leur présence et ne gardent que le personnel essentiel. Washington avait déjà ordonné aux familles et au personnel non essentiel de son ambassade à Riyad et de ses consulats à Djeddah et Dhahran de quitter l'Arabie saoudite, après les attaques des Houthis contre des villes saoudiennes, dont l'attaque meurtrière contre l'aéroport de Dammam.
Les responsables américains avaient d'abord attribué ces mouvements surtout à l'escalade des attaques des Houthis et nié tout lien avec une éventuelle nouvelle frappe américaine et israélienne contre la République islamique. La note montre toutefois que la menace directe de la République islamique contre les diplomates américains pèse aussi dans cette décision. Au même moment, Donald Trump a déclaré vendredi en Floride que les États-Unis pourraient mener une autre opération militaire contre la République islamique.
Le passif de terrorisme transnational de la République islamique
Cette nouvelle alerte s'inscrit dans un long passif. Cette semaine encore, à l'occasion de l'anniversaire de l'attentat contre le quartier général des Marines américains à Beyrouth, la Maison Blanche a affirmé que la République islamique avait commandité cette attaque. Ces derniers mois, des tribunaux au Royaume-Uni et en Allemagne ont également examiné des affaires de projets d'attentat et d'espionnage menés par des agents de la République islamique contre des Juifs, des opposants iraniens et des journalistes de médias indépendants persanophones.
Le directeur du renseignement national américain affirme que les projets d'assassinat de la République islamique contre des Américains ont atteint un stade avancé.

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