La police antiterroriste britannique a de nouveau arrêté, le mardi 20 octobre 2026, deux hommes dans l'affaire de la base aérienne de la Royal Air Force de Fairford, dans le Gloucestershire, soupçonnés d'avoir aidé un service de renseignement étranger. La police a confirmé que le pays visé par l'enquête est la République islamique.
Les personnes arrêtées sont un homme de 24 ans de nationalité britannique et un homme de 25 ans de double nationalité britannique et iranienne, tous deux résidant à Londres. Cette fois, leur arrestation a eu lieu en vertu de l'article 3 de la loi britannique de 2023 sur la sécurité nationale, qui érige en infraction le fait d'aider le service de renseignement d'un pays étranger. Aucune accusation n'a encore été formellement notifiée à l'un ou à l'autre.
De l'arrestation près de la base à l'accusation d'atteinte à la sécurité nationale
L'homme de 24 ans avait été arrêté une première fois le dimanche 27 septembre, avec quatre autres hommes d'une vingtaine d'années, près de la base de Fairford. L'homme de 25 ans avait été interpellé le jeudi 1er octobre dans le quartier de Westminster, à Londres, soupçonné de préparer un acte terroriste, en vertu de la loi antiterroriste de 2006. À ce jour, sept personnes ont été arrêtées dans cette affaire et cinq autres sont en liberté sous caution policière.
Laurence Taylor, commissaire adjoint et chef de la police antiterroriste britannique, a déclaré que la police juge très probable l'implication de la République islamique dans cette affaire et qu'elle examine le niveau et l'objectif de cette implication. Le changement de fondement juridique des arrestations, de la loi antiterroriste à la loi sur la sécurité nationale, montre que l'enquête se concentre désormais sur le rôle direct de l'appareil de renseignement de la République islamique.
Une base essentielle pour les opérations américaines
Fairford accueille les bombardiers stratégiques américains en Europe et a pris une importance particulière pendant les mois de guerre entre les États-Unis et la République islamique. Louise Sandher-Jones, ministre britannique des Forces armées, a déclaré au Parlement qu'après les événements de Fairford et de la base de Molesworth, les mesures de sécurité ont été renforcées et que 470 millions de livres sterling ont été allouées sur quatre ans à la protection des bases.
La police britannique juge très probable l'implication de la République islamique dans l'affaire de la base de Fairford.
Cette affaire s'inscrit dans une série de complots attribués à la République islamique en Europe : de la condamnation de deux hommes par un tribunal de Hambourg pour un projet d'attaque contre des personnalités juives sur ordre des Gardiens de la Révolution (IRGC), au procès à Londres sur un projet d'attaque contre des journalistes de médias indépendants persanophones.

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