Amirmohammad Hatami, jeune homme de 18 ans originaire de Shahin Shahr, à Ispahan, a été blessé et arrêté dans la soirée du 9 janvier 2026 pendant le soulèvement de décembre-janvier, puis, après son arrestation, tué d'une balle de grâce dans l'œil droit. Ces détails ont été rapportés à Iran International par une source proche de la famille Hatami ; un récit qui, neuf mois après le massacre de décembre-janvier, offre une image nouvelle de la façon dont les forces de répression traitaient les manifestants blessés et arrêtés.
Selon cette source, dans les premiers jours, la famille d'Amirmohammad n'avait aucune nouvelle du lieu où il était détenu, et pendant 20 jours entiers elle a fouillé les prisons, les morgues, les commissariats, le bureau du renseignement, les centres liés aux Gardiens de la Révolution et les services de médecine légale de Shahin Shahr et des villes environnantes. Pendant ce temps, elle ouvrait chaque jour des dizaines de sacs noirs contenant des corps, jusqu'à ce que quelqu'un téléphone enfin et demande à un membre de la famille de venir identifier un corps.
L'identification du corps grâce à une vieille cicatrice
La famille n'a reconnu le corps d'Amirmohammad qu'à une vieille cicatrice sur l'épaule droite. Selon ses proches, le corps portait des signes de torture : traces de chaînes, oreilles abîmées, yeux vidés et ecchymoses qui avaient rendu son visage méconnaissable. Le corps a été montré à la famille dans un sac noir.
Amirmohammad Hatami était d'origine bakhtiari et travaillait comme mécanicien ; à Shahin Shahr, on l'appelait « Usta ». Ses connaissances l'ont décrit comme un jeune homme travailleur, gentil et responsable, qui contribuait aux dépenses de la famille et se souciait des enfants qui travaillent.
Un schéma de meurtres de manifestants blessés
Le récit de la famille Hatami n'est pas le seul. La nuit du 9 janvier a été l'une des plus sanglantes du soulèvement de décembre-janvier, et DIAR a déjà rapporté la mort de Peyman Ghadiri, ingénieur de Qarchak, visé par des tirs chez lui cette même nuit. Arrêter des manifestants blessés, cacher leur lieu de détention et rendre leurs corps des semaines plus tard, avec des conditions de sécurité, est devenu une pratique familière de la répression de la République islamique, tout comme les corps de deux jeunes Baloutches à Zahedan ont été rendus après 13 jours avec des conditions de sécurité.
Les autorités de la République islamique n'ont jusqu'à présent donné aucune explication sur la façon dont Amirmohammad Hatami a été tué, et aucun organisme n'a eu à répondre de ce meurtre.
Amirmohammad Hatami, 18 ans, a été tué d'une balle dans l'œil après son arrestation, et sa famille a cherché son corps dans les morgues pendant 20 jours.

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