lundi 19 octobre 2026
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Amnesty International : l'exécution de cinq manifestants du soulèvement de janvier en une semaine est un outil d'intimidation

Mardi 13 octobre, Amnesty International a condamné l'exécution de cinq manifestants du soulèvement de janvier en une semaine et demandé que la situation en Iran soit déférée à la Cour pénale internationale.

Amnesty International : l'exécution de cinq manifestants du soulèvement de janvier en une semaine est un outil d'intimidation
Photo d'archives ; photo : World Coalition Against the Death Penalty from Paris, France, licence CC BY-SA 2.0, Wikimedia Commons

Dans un nouveau communiqué publié mardi 13 octobre 2026, Amnesty International a condamné l'exécution de cinq manifestants du soulèvement de janvier en l'espace d'une semaine, affirmant que la République islamique a fait de la peine de mort une arme pour intimider la société et renchérir le coût de la contestation. L'organisation a appelé les pays du monde à empêcher de nouvelles exécutions par une pression diplomatique coordonnée.

Selon Amnesty International, Ali Hemmati Sistanian et Majid Nikandish ont été exécutés le 30 septembre à Mashhad, Siavash Jamshidi Khairabadi le 3 octobre à Shahrekord, et Alireza Raisi et Alireza Sepahi le 5 octobre à Ispahan. Siavash Jamshidi Khairabadi a été exécuté pour « moharebeh » (« guerre contre Dieu ») à la suite d'un tir présumé pendant les manifestations, tandis qu'Alireza Raisi et Alireza Sepahi figuraient parmi les accusés de l'affaire collective de la « place Alikhani » à Ispahan, liée aux événements du 8 janvier.

Procès devant le Tribunal révolutionnaire et aveux forcés

Amnesty International a déclaré que ces affaires suivaient un schéma identique : les accusés ont été privés d'avocat pendant les interrogatoires, leurs allégations de torture n'ont jamais fait l'objet d'une enquête et des aveux forcés diffusés par la télévision d'État ont servi de preuves devant le Tribunal révolutionnaire. Selon l'organisation, Alireza Sepahi avait signalé de longues périodes d'isolement, des coups et des décharges électriques. Son avocat, Amirsalar Davoudi, a été arrêté après avoir critiqué le déroulement de la procédure ; la justice d'Ispahan avait cité la diffusion de l'enregistrement audio du mariage d'Alireza Sepahi parmi les raisons de cette arrestation.

Diana Eltahawy, directrice régionale adjointe d'Amnesty International pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, a qualifié ces exécutions de rappel effroyable de la façon dont les responsables de la République islamique utilisent l'exécution comme une arme. Selon l'organisation, au moins 34 personnes ont été exécutées à ce jour dans des affaires liées au soulèvement de janvier et de nombreuses autres risquent une exécution politique. Amnesty International a demandé au Conseil de sécurité de l'ONU de déférer la situation en Iran à la Cour pénale internationale.

La vague d'exécutions se poursuit

Le même jour, Iran Human Rights a fait état de l'exécution de trois autres détenus : Mehdi Ranjbaran, condamné au qisas (talion) pour « meurtre avec préméditation », a été exécuté à la prison centrale de Semnan, et Masoud Khodayari et Behnam Mozaffarzadeh, dans des affaires distinctes, pour des infractions liées aux stupéfiants, à la prison de Racht. HRANA avait annoncé plus tôt que la République islamique a exécuté au moins 2 003 personnes au cours de l'année écoulée, le chiffre le plus élevé en une décennie.

Amnesty International : au moins 34 manifestants du soulèvement de janvier ont été exécutés à ce jour et d'autres sont en danger.

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