Majid Ghasemi, PDG de la Banque Pasargad, a ordonné mardi 27 octobre 2026, lors d'une visite à « Pad », l'une des sociétés du Groupe financier Pasargad, le licenciement de 15 salariés. Quatorze d'entre eux étaient des femmes qui, selon les dirigeants, n'avaient pas respecté le hijab obligatoire, et un homme a été licencié pour avoir porté un jean. Ghasemi a aussi limogé le jour même le PDG de « Pad ».
L'information a d'abord été publiée par IranWire. Selon son article, quelques heures après la visite, le personnel des autres sociétés du groupe a été informé qu'il devait venir travailler dès le lendemain dans la tenue prescrite, faute de quoi il ne serait pas admis. Les salariés de certaines de ces sociétés ont reçu 10 millions de tomans pour acheter les vêtements exigés par la holding.
Le pain contre la tenue
Le Groupe financier Pasargad est l'un des plus grands conglomérats économiques d'Iran, actif dans la banque, l'assurance, l'informatique, les mines, l'énergie et la construction. Un contrat de retraite complémentaire signé par le groupe en 2022 couvrait environ 40 000 salariés. Des licenciements dans un tel groupe lient directement le hijab obligatoire à l'emploi et aux revenus du personnel.
Le procureur de Téhéran : que le Bassidj des corporations surveille la vente de vêtements
Au même moment, Ali Salehi, procureur général et révolutionnaire de Téhéran, a demandé vendredi 30 octobre, au sein du groupe de travail « chasteté et hijab », que le « Bassidj des corporations » soit mobilisé pour surveiller les vendeurs de vêtements, les ateliers et les maisons de couture. Il a ordonné d'identifier les commerces sans licence et d'agir contre les maisons de couture et ateliers qu'il a qualifiés de « clandestins ». Salehi avait déjà ordonné le blocage des pages de circuits touristiques dans ce même groupe de travail.
Le hijab obligatoire est passé de la rue au lieu de travail et au marché du vêtement, et prend en otage le gagne-pain des salariés.

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