La police de la République islamique à Khansar, dans la province d'Ispahan, a arrêté un habitant accusé d'« insulte au sacré » et d'« incitation des citoyens à participer à des rassemblements illégaux ». Reza Hedayati, chef de la police de Khansar, a déclaré le mercredi 28 octobre 2026 que cette personne avait été arrêtée pour des contenus publiés en ligne et remise à la justice. Son nom n'a pas été rendu public.
Cette arrestation intervient environ trois semaines après la mort en détention d'Omid Ghanouni, un adolescent de 17 ans originaire du village d'Arjanak, à Khansar. Les autorités de la République islamique n'ont pas précisé sur quoi portaient les « rassemblements illégaux » auxquels cette personne avait appelé.
La mort d'Omid Ghanouni au palais de justice de Khansar
Selon une source proche du dossier, Omid Ghanouni a été arrêté devant chez lui le soir du lundi 5 octobre, après une altercation verbale avec un membre du Bassidj. Avant de le remettre à la police, des bassidjis l'ont violemment frappé à coups de crosse. Il a passé la nuit au poste de police de Vist et a été conduit le lendemain matin au palais de justice de Khansar.
La même source indique qu'Omid souffrait de violentes douleurs abdominales pendant son interrogatoire judiciaire du mardi 6 octobre. Son père a demandé aux responsables judiciaires de conduire son fils à l'hôpital et a proposé de rester détenu à sa place ; le juge a refusé et l'interrogatoire a continué jusqu'à ce qu'Omid tombe de sa chaise et meure. Moins de 24 heures s'étaient écoulées depuis son arrestation.
Le personnel de l'hôpital Fatemiyeh de Khansar a conclu à une hémorragie interne et constaté de nombreuses ecchymoses et blessures sur son corps et son visage. Selon la source, des obstacles ont été dressés contre le transfert du corps à la médecine légale. Omid a été enterré à Arjanak le jeudi 8 octobre et sa famille a subi des pressions pour garder le silence.
Sa famille s'est rassemblée devant le poste de police de Vist le vendredi 9 octobre pour exiger des réponses. Sa mère a déclaré que le corps de son fils leur avait été remis au palais de justice. La justice et la police de la République islamique n'ont donné aucune explication officielle sur sa mort et aucun rapport médico-légal n'a été publié.
Arrêté pour avoir écrit en ligne
Les autorités de la République islamique ont déjà reconnu avoir convoqué des milliers de personnes pour des critiques et une dissidence en ligne. Une rapporteuse spéciale de l'ONU a par ailleurs déclaré la semaine dernière que la République islamique avait utilisé la guerre pour intensifier la répression (rapport de Mai Sato à l'Assemblée générale).

Omid Ghanouni est mort au palais de justice de Khansar moins de 24 heures après son arrestation, et personne n'a encore répondu de sa mort.
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