mercredi 28 octobre 2026
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La mère d'Ahmad Khosravani : pourquoi t'ont-ils tiré dans le cœur ?

La mère d'Ahmad Khosravani, étudiant de 21 ans à l'université Sharif tué lors du soulèvement de Dey, a écrit sur une vitrine pleine des chaussures qu'aimait son fils.

Pourquoi c'est important : Le récit de la mère d'Ahmad Khosravani montre que le massacre du 8 janvier reste sans réponse dix mois plus tard, sans qu'aucun donneur d'ordre ait eu à rendre des comptes.

La mère d'Ahmad Khosravani : pourquoi t'ont-ils tiré dans le cœur ?
Photo : diffusée par la famille

La mère d'Ahmad Khosravani, étudiant de 21 ans à l'université de technologie Sharif et basketteur de Téhéran tué par des tirs directs des forces de répression le soir du jeudi 8 janvier 2026, pendant le soulèvement de Dey, a écrit le mercredi 28 octobre 2026 sur sa page Instagram à propos de ses dix mois de deuil.

Dans ce message, elle raconte être allée dans un magasin où se trouvaient les chaussures que son fils aimait, et demande à Ahmad quelle paire elle devrait lui acheter. Une phrase du message, largement partagée par les internautes, demandait à son fils pourquoi on lui avait tiré dans le cœur.

Qui était Ahmad Khosravani

Ahmad Khosravani étudiait à l'université de technologie Sharif et pratiquait sérieusement le basket. Il avait remporté le tournoi de basket à trois contre trois de Téhéran avec l'équipe Farzan Shemiran et avait été désigné meilleur joueur de la ligue de Téhéran lors de la saison 2025-2026. Sa famille a indiqué que son père est un blessé de guerre de la guerre Iran-Irak.

Il a été touché par balle pendant les manifestations dans tout le pays le soir du 8 janvier, l'une des nuits les plus sanglantes du soulèvement de Dey. La République islamique n'a donné à ce jour aucune explication officielle sur sa mort, et aucun agent n'a eu à en répondre.

Pressions sur la famille et retrait du numéro 91

Ces derniers mois, le deuil de la famille Khosravani s'est accompagné de pressions. En juillet, la sœur d'Ahmad a écrit sur X que la fédération de basket de la République islamique avait averti tous les joueurs portant le numéro 91, y compris les joueuses de l'équipe féminine, de changer de numéro sous peine d'être exclus des compétitions ; c'était le numéro associé au nom de son frère.

D'autres familles de victimes du soulèvement de Dey ont aussi évoqué un deuil que les mois n'ont pas apaisé, parmi lesquelles la famille d'Ehsan Abedini, qui a perdu après lui son frère et son père.

Dix mois après les tirs du 8 janvier, la mère d'Ahmad Khosravani se demande toujours pourquoi la balle a visé le cœur de son fils.

Sources de cet article · D'après 2 sources
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