Le prix de l'essence super produite en Iran a été fixé à 103 000 tomans le litre. Mohammad-Sadegh Azimifar, directeur général de la Compagnie nationale de distribution des produits pétroliers, a annoncé le dimanche 25 octobre 2026 la signature d'un contrat prévoyant la vente de cette essence dans 50 stations-service.
Ce prix représente près de 69 fois le tarif de l'essence rationnée à 1 500 tomans, 34 fois celui du deuxième quota à 3 000 tomans et environ 10 fois celui du troisième palier. Selon M. Azimifar, les pleins effectués avec les cartes d'urgence représentent désormais environ 25 % du total.
Le système à trois paliers de l'essence en Iran
Les voitures particulières reçoivent désormais chaque mois 60 litres d'essence à 1 500 tomans et 50 litres à 3 000 tomans. Au-delà de ces deux quotas, la consommation est facturée par carte d'urgence à 10 000 tomans le litre, un tarif qui était auparavant de 5 000 tomans et qui a doublé. Fatemeh Mohajerani, porte-parole du gouvernement Pezeshkian, avait indiqué que cette hausse était prévue pour l'hiver dernier et que la guerre l'avait retardée.
Mohammad-Reza Aref, premier vice-président de la République islamique, avait auparavant affirmé que chaque litre d'essence importée coûte plus de 70 000 tomans au gouvernement. Les voitures nouvellement immatriculées d'une valeur supérieure à un milliard de tomans sont également exclues du quota bon marché ; les responsables de la distribution de carburant ont reconnu que l'inflation a porté le prix de certaines voitures ordinaires à ce niveau. Le tarif du troisième palier est réexaminé chaque saison par un groupe de travail gouvernemental.
Carburant et voitures plus chers sous le blocus
La hausse de l'essence intervient alors que le marché automobile connaît une nouvelle vague d'augmentations : le prix de la Dena Plus a grimpé de 690 millions de tomans en un seul mois, et l'écart entre le prix d'usine et le prix du marché de certaines voitures atteint 3,7 milliards de tomans. Les restrictions à l'importation et les difficultés de production ont encore désorganisé le marché.
Dans le même temps, les recettes pétrolières de la République islamique fondent sous la pression du blocus naval américain ; les stocks flottants de pétrole du régime sont tombés à zéro, et Mohammad-Bagher Ghalibaf a demandé à la population de réduire sa consommation de gaz d'au moins 10 %.
Les hausses du prix de l'essence ont en Iran un passé douloureux : celle de novembre 2019 a déclenché des manifestations dans tout le pays, auxquelles la République islamique a répondu par une répression sanglante.
À 103 000 tomans le litre, l'essence super iranienne coûte près de 69 fois le prix de l'essence rationnée.

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