L'équipe nationale iranienne de judo a perdu la possibilité de participer au Grand Slam d'Abou Dhabi, les Émirats arabes unis n'ayant pas accordé de visas à ses membres. Les judokas iraniens devaient monter sur le tatami les 29 et 30 octobre 2026 et avaient effectué l'inscription et les démarches nécessaires, mais leur voyage a été annulé.
Le Grand Slam d'Abou Dhabi est l'un des grands rendez-vous du calendrier mondial du judo, et ses points comptent pour le classement mondial et la qualification olympique. Des athlètes qui s'entraînent depuis des années pour ces compétitions paient ainsi le prix de la politique de la République islamique.
L'isolement de la République islamique dans le sport
Ce n'est pas un cas isolé. Le Koweït avait déjà refusé des visas aux membres de l'équipe nationale iranienne de padel. Le club Tractor de Tabriz s'est lui aussi heurté aux restrictions visant les avions iraniens et à des frais de voyage élevés pour son match de Ligue des champions élite de l'AFC contre Al Aïn, aux Émirats, et s'est finalement rendu dimanche 25 octobre par un vol direct de Tabriz à Dubaï pour jouer lundi. Les restrictions imposées aux vols des avions iraniens ont compliqué la participation des représentants de l'Iran aux compétitions asiatiques.
Ces restrictions interviennent alors que les pays arabes du golfe Persique, dont les Émirats, ont été à plusieurs reprises ces derniers mois la cible de menaces et d'attaques de la République islamique et de ses groupes supplétifs, et qu'une marée noire et l'insécurité de la navigation ont aussi touché les côtes émiriennes. Dans le même temps, les voies terrestres de l'Iran vers le monde se sont rétrécies, et l'Irak, la Turquie et le Pakistan ont restreint le passage des marchandises aux frontières iraniennes.
Comme le reste du pays, les athlètes iraniens paient l'isolement que la République islamique a imposé à l'Iran.

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