samedi 24 octobre 2026
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Maxime Prévot : la décision sur la direction de l'Iran appartient aux seuls Iraniens

Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a refusé de reconnaître le prince Reza Pahlavi, estimant que la direction de l'Iran relève du seul peuple iranien.

Pourquoi c'est important : La position belge montre que les capitales européennes hésitent encore entre le maintien des relations avec la République islamique et le soutien à la révolution nationale iranienne.

Maxime Prévot : la décision sur la direction de l'Iran appartient aux seuls Iraniens
Photo : Gage Skidmore, CC BY-SA 2.0, Wikimedia Commons

Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a répondu le vendredi 23 octobre 2026 à un militant iranien qui avait demandé à la Belgique de reconnaître le prince Reza Pahlavi comme représentant légitime du peuple iranien et dirigeant fédérateur de l'opposition démocratique. Il a écrit que la décision sur la direction de l'Iran devait appartenir au seul peuple iranien et que la Belgique ne pouvait pas annoncer une telle reconnaissance.

Dans un message publié sur X, M. Prévot a indiqué que d'autres personnes et courants se considérant comme représentants de l'opposition l'avaient également contacté, et que l'engagement de la Belgique devait refléter la diversité de l'opposition et des Iraniens de l'étranger. Il a ajouté qu'il ne s'était pas opposé à l'invitation du prince Reza Pahlavi au Parlement et que la décision d'annuler l'accueil officiel avait été prise par la Chambre des représentants, et non par lui.

L'invitation du Parlement belge au prince Reza Pahlavi annulée

La Chambre des représentants de Belgique a renoncé à accueillir officiellement le prince Reza Pahlavi le 5 novembre. Selon les informations disponibles, la conférence des présidents de groupes parlementaires n'est pas parvenue à un accord après un avis prudent du ministère des Affaires étrangères, dirigé par M. Prévot lui-même, qui invoquait notamment des considérations de sécurité. Le Mouvement réformateur (MR), le parti libéral francophone à l'origine de l'invitation, a déclaré que rien ne s'opposait à une rencontre privée avec le prince. Parallèlement, le ministre belge de la Défense, Theo Francken, a invité le prince Reza Pahlavi à prendre la parole à l'École royale militaire le 6 novembre, invitation qu'il a acceptée.

Ces derniers jours, des groupes liés à l'Organisation des moudjahidines du peuple (MEK) avaient lancé une campagne contre cette invitation ; DIAR a consacré une analyse à cette campagne.

L'ambassadeur de la République islamique reste à Bruxelles

Le ministre belge a également rejeté la proposition du Mouvement réformateur d'expulser l'ambassadeur de la République islamique, affirmant que la Belgique avait besoin d'une présence diplomatique pour transmettre des messages fermes à Téhéran et suivre l'évolution de la situation. Il a déclaré que la Belgique condamnait les violations des droits humains et des droits des femmes en Iran, soutenait l'aspiration des Iraniens à la démocratie et était prête à envisager de nouvelles sanctions.

Les propos de M. Prévot interviennent alors que le prince Reza Pahlavi a lui-même répété à maintes reprises que son rôle pendant la transition serait temporaire et que l'avenir du système politique iranien serait décidé par le peuple lors d'un référendum sur une nouvelle Constitution et d'élections libres. Pendant le soulèvement de Dey, en décembre 2025 et janvier 2026, son nom a aussi été scandé par les manifestants dans de nombreuses villes d'Iran, et les rassemblements d'Iraniens de l'étranger en sa faveur se sont poursuivis ces derniers mois ; parmi eux, la gratitude des journalistes de l'étranger pour son prix de la liberté.

Le ministre belge des Affaires étrangères a refusé de reconnaître le prince Reza Pahlavi, mais n'a pas non plus accepté d'expulser l'ambassadeur de la République islamique.

Sources de cet article · D'après 2 sources
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