Ali Farhadi, détenu condamné pour une infraction liée aux stupéfiants, a été exécuté dimanche 18 octobre 2026 à la prison centrale de Tabriz. Iran Human Rights a publié l'information de cette exécution et HRANA, l'agence de presse des Militants des droits humains en Iran, a confirmé son identité. Jusqu'à mardi 20 octobre, les autorités de la République islamique et les médias du pays n'avaient publié aucune information sur cette exécution.
Selon ces deux organisations de défense des droits humains, Ali Farhadi avait été condamné à mort par un tribunal révolutionnaire pour avoir vendu huit kilogrammes d'héroïne, après environ 15 mois de détention. On ignore tout du déroulement de son procès, de son accès à un avocat et des autres détails du dossier.
Les exécutions pour drogue devant les tribunaux révolutionnaires
En République islamique, les affaires de drogue sont jugées par les tribunaux révolutionnaires, où les organisations de défense des droits humains ont à maintes reprises dénoncé des procès expéditifs, des aveux forcés et le refus d'un avocat indépendant aux accusés. Une grande partie des exécutions de ces dernières années en Iran ont été menées pour ce motif, et beaucoup ne sont jamais annoncées officiellement.
L'exécution d'Ali Farhadi intervient alors que la vague d'exécutions se poursuit dans les prisons du pays. Cette semaine, Iran Human Rights a alerté sur le transfert de plus de 200 détenus de la prison de Ghezel Hesar en vue de leur exécution, et lundi 19 octobre, Hamid Mohammadi, détenu originaire de Fasa, a été exécuté à la prison de Bandar Abbas.
Ali Farhadi a été exécuté à la prison de Tabriz après 15 mois de détention, sans que la République islamique n'en annonce la nouvelle.

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