Maxime Prévot, vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, a adopté une position prudente sur la proposition d'inviter le prince Reza Pahlavi à la Chambre des représentants du pays. L'agence de presse Belga a rapporté cette position mardi 20 octobre 2026 ; il s'agit de la réponse du ministère belge des Affaires étrangères à une question parlementaire sur cette invitation.
Les détails de l'argumentation du ministre belge des Affaires étrangères, et la question de savoir s'il s'est opposé à l'invitation ou a seulement demandé un examen plus approfondi, n'avaient pas été entièrement publiés au moment de ce reportage. La décision finale sur l'invitation revient au Bureau de la Chambre des représentants de Belgique.
La proposition du Mouvement réformateur d'inviter le prince
La proposition d'inviter le prince Reza Pahlavi a été formulée par Georges-Louis Bouchez, président du parti libéral Mouvement réformateur (MR). Elle a été examinée mercredi 14 octobre lors d'une réunion des présidents de la Chambre des représentants belge, mais, le sujet étant jugé sensible, il a été décidé de recueillir l'avis du ministère des Affaires étrangères avant toute démarche.
Bouchez a rencontré le prince Reza Pahlavi à Paris cet été et a déclaré que la diplomatie belge devrait établir le contact avec lui. Son parti a également demandé l'expulsion de l'ambassadeur de la République islamique, la rupture des relations avec ce gouvernement et l'annulation du traité de transfèrement de détenus entre la Belgique et la République islamique, le traité qui avait auparavant ouvert la voie à la libération d'Assadollah Assadi, le diplomate de la République islamique condamné dans l'affaire du projet d'attentat à la bombe.
Le discours du prince à l'Académie royale militaire belge
La position prudente du ministère des Affaires étrangères intervient alors que le ministre belge de la Défense, Theo Francken, avait annoncé auparavant que le prince Reza Pahlavi prononcerait vendredi 6 novembre un discours sur le Moyen-Orient à l'Académie royale militaire belge. En réaction, le prince a remercié le ministre belge de la Défense et déclaré que son discours porterait essentiellement sur la menace que la République islamique fait peser sur la sécurité de l'Europe.
Le prince Reza Pahlavi avait déjà rencontré, en février-mars 2023, des représentants de plusieurs partis belges dans le bâtiment du Parlement belge. Sa nouvelle présence à Bruxelles, en pleine guerre et vague d'exécutions en Iran, repose au gouvernement belge la question de savoir jusqu'où il est prêt à mener un dialogue officiel avec le chef de l'opposition à la République islamique.
Le ministre belge des Affaires étrangères est prudent sur l'invitation du prince Reza Pahlavi au Parlement, alors que le ministre de la Défense du même gouvernement l'a invité à prononcer un discours à l'Académie royale militaire.

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