lundi 19 octobre 2026
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Homayoun Shabankar, manifestant de 22 ans du soulèvement de janvier, condamné à mort à Karaj

La 2e chambre du tribunal révolutionnaire de Karaj a condamné à mort pour espionnage Homayoun Shabankar, manifestant de 22 ans du soulèvement de janvier et militant des droits des animaux.

Homayoun Shabankar, manifestant de 22 ans du soulèvement de janvier, condamné à mort à Karaj
Photo d'archive ; photo : F.derakhshan, licence CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons

La 2e chambre du tribunal révolutionnaire de Karaj a condamné à mort Homayoun Shabankar, jeune homme de 22 ans, artiste, militant des droits des animaux et manifestant du soulèvement de janvier. La nouvelle du verdict a été rendue publique le lundi 19 octobre 2026.

Homayoun Shabankar est né le 27 février 2004 et est célibataire. L'accusation portée contre lui par l'appareil judiciaire de la République islamique est celle d'« espionnage » et, selon les informations publiées sur le dossier, son seul fondement est l'envoi d'images de zones endommagées pendant la guerre. Il rejette cette accusation.

Des mois à l'isolement et une grève de la faim

Selon les informations publiées, après avoir fait irruption au domicile familial de Homayoun Shabankar et l'avoir perquisitionné, les agents de sécurité ont saisi son ordinateur portable et ses effets personnels. Il a été détenu plus de 90 jours à l'isolement dans la prison centrale de Karaj, puis remis à l'isolement du 30 août au 30 septembre 2026. Durant cette période, Shabankar a mené une grève de la faim de 18 jours : d'abord humide, puis sèche.

La détention prolongée à l'isolement, la saisie des effets personnels et la fabrication d'un dossier d'« espionnage » à partir de photos et de vidéos forment un schéma qui s'est répété à plusieurs reprises dans les dossiers des manifestants de janvier au cours des mois qui ont suivi la guerre. Le tribunal révolutionnaire de Téhéran avait auparavant condamné Alireza Malekzadeh à 15 ans de prison pour l'envoi d'images et de coordonnées de lieux.

Une vague de condamnations à mort contre les manifestants de janvier

La condamnation à mort de Homayoun Shabankar intervient alors qu'Amnesty International a averti qu'au moins 20 manifestants du soulèvement de janvier risquent d'être exécutés de façon imminente. Ces derniers mois, les tribunaux révolutionnaires de Karaj et d'autres villes ont prononcé des peines de mort contre plusieurs détenus du soulèvement de janvier, et certains d'entre eux ont été exécutés.

Aucune information n'a été publiée sur l'accès de Homayoun Shabankar à un avocat de son choix, sur le déroulement du procès ni sur un éventuel appel du verdict.

Un jeune homme de 22 ans, dont le seul élément à charge est l'envoi de quelques images de zones endommagées pendant la guerre, est désormais sous le coup d'une condamnation à mort.

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