Au moins 15 femmes et filles ont été tuées dans diverses villes d'Iran depuis le début du mois de Mehr 1405 (23 septembre 2026). L'agence de presse des militants des droits humains en Iran (HRANA), en publiant ces chiffres dimanche 18 octobre, a indiqué que dans la plupart de ces affaires, le principal accusé est le mari, le frère, le fils ou un autre homme de la famille.
Selon HRANA, ces meurtres ont eu lieu à Ispahan, Dehloran, Tabriz, Kermanshah, Qeshm, Saravan, Téhéran, Bam, Bakharz et Chahroud, et parmi les motifs avancés figurent des différends familiaux, des demandes de divorce, la méfiance, des litiges financiers et des mobiles dits « d'honneur ».
De Saravan à Bakharz
Mahsa Bozorgzadeh, jeune femme et mère d'un enfant à Saravan, qui s'était séparée de son mari et vivait avec sa mère, a été aspergée d'essence et brûlée dans la rue par les occupants d'une voiture le 10 octobre, et est morte à l'hôpital le lendemain. À Bakharz, dans le Khorassan-e Razavi, Yeganeh Hosseinzaei, une fille de 16 ans mariée à 10 ans à un de ses parents, a été tuée par son mari le 9 octobre.
À Dehloran, dans la province d'Ilam, un homme d'environ 57 ans a tué par balles sa femme Fereshteh Yousefzadeh, 38 ans, et trois de leurs enfants, Roja, 14 ans, ainsi que Hadis et Radbin, 9 ans, avant de se suicider. À Qeshm, Maryam Yarmohammadi, mère de deux enfants âgée de 28 ans, a été tuée par son frère le 5 octobre pour un mobile dit « d'honneur ». À Pardis, à Kermanshah, Fatemeh Lotfi, 46 ans, et sa fille Zahra Shahbaz, 26 ans, ont également été tuées par balles, et le fils de 18 ans de la famille est le principal accusé.
HRANA a aussi fait état du meurtre d'une femme de 27 ans sur son lieu de travail, dans la galerie marchande Saadi à Téhéran, de l'étranglement d'une femme de 70 ans par son mari à Majidieh, à Téhéran, de la mort de Mina Soltani, 40 ans, tuée par son mari à Ispahan, et de deux meurtres distincts à Tabriz.
Au moins 15 femmes et filles ont été tuées en Iran en moins d'un mois seulement, la plupart par des hommes de leur propre famille.
Une loi qui ne protège pas les femmes
En Iran, les femmes sont confrontées à des lois qui ne les protègent pas contre les violences domestiques : le Code pénal islamique ne prévoit pas de talion (qisas) pour le père qui tue son enfant, et le mariage des filles dès 13 ans, et avant cet âge avec l'autorisation du père et du tribunal, est légal. Pendant ce temps, les organes du pouvoir ont concentré leur attention sur le contrôle de la tenue des femmes, et l'Assemblée des experts a appelé cette semaine à appliquer fermement le port obligatoire du voile.

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