lundi 19 octobre 2026
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Mehrdad Akhlaghi, dirigeant sanctionné de l'industrie des missiles, devient ministre de la Défense avec 237 voix

Dimanche 18 octobre, le Parlement de la République islamique a accordé sa confiance, par 237 voix pour, à Mehrdad Akhlaghi Ketabchi, dirigeant sanctionné de l'industrie des missiles, pour le ministère de la Défense.

Mehrdad Akhlaghi, dirigeant sanctionné de l'industrie des missiles, devient ministre de la Défense avec 237 voix
Photo d'archives ; photographie : Ninara from Helsinki, Finland, licence CC BY 2.0, Wikimedia Commons

Cet article fait suite à : Le Parlement vote sur Mehrdad Akhlaghi, dirigeant sanctionné du programme de missiles

Dimanche 18 octobre 2026, lors d'une séance virtuelle, le Parlement de la République islamique a accordé sa confiance à Mehrdad Akhlaghi Ketabchi, dirigeant de longue date des industries de missiles et aérospatiales de la République islamique, pour prendre la tête du ministère de la Défense. Ce vote fait suite au précédent article de DIAR sur l'examen de ses qualifications. Sur les 277 députés présents, 237 ont voté pour et 15 contre.

Ahmad Naderi, membre du bureau du Parlement, a invoqué les « circonstances exceptionnelles » du pays pour expliquer la tenue virtuelle de la séance ; le Parlement avait auparavant modifié son règlement pour permettre un vote de confiance virtuel et dématérialisé.

Les propos du nouveau ministre de la Défense sur une « quatrième guerre »

Lors de l'audition sur ses qualifications, Akhlaghi a déclaré que la République islamique avait « le doigt sur la gâchette » face à Israël et a parlé de préparation à ce qu'il a appelé une « quatrième guerre ». Il a affirmé que la capacité défensive de la République islamique avait été complétée après la guerre de 12 jours et averti que toute nouvelle « erreur de calcul » des États-Unis et d'Israël recevrait une réponse d'ampleur. Il a aussi promis d'augmenter la production d'armes et de renforcer ce que le pouvoir appelle l'« axe de la résistance », et déclaré qu'il porterait la part de la production de défense sous-traitée d'environ 55 % à plus de 85 % durant l'année iranienne 1406 (2027-2028).

Pour défendre son candidat, Massoud Pezeshkian a rappelé la collaboration passée d'Akhlaghi avec Hassan Tehrani Moghaddam, Mohsen Fakhrizadeh et Amirali Hajizadeh, trois figures centrales du programme de missiles et du programme nucléaire de la République islamique.

Le bilan d'Akhlaghi en matière de sanctions

Pendant des années, Akhlaghi a dirigé le groupe industriel Bagheri, que le Conseil de sécurité de l'ONU a sanctionné en 2007 pour son rôle dans le programme de missiles balistiques, inscrivant son nom sur la liste des sanctions. Depuis 2014, il présidait l'Organisation des industries aérospatiales. Les États-Unis l'ont sanctionné en 2020 en tant que chef de l'Organisation des industries de défense et, avec le rétablissement des sanctions de l'ONU en août-septembre 2025, son nom est revenu sur la liste de cette organisation.

Depuis février-mars 2026, après la mort de l'ancien ministre Aziz Nasirzadeh lors d'une frappe conjointe des États-Unis et d'Israël, le ministère de la Défense était dirigé par un ministre par intérim. Le choix d'un dirigeant sanctionné de l'industrie des missiles en plein blocus naval américain et face aux nouvelles menaces de Washington montre que la République islamique persiste à vouloir étendre son programme de missiles.

Le nouveau ministre de la Défense de la République islamique est le dirigeant même que l'ONU et les États-Unis ont sanctionné à cause du programme de missiles.

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  1. Le Parlement vote sur Mehrdad Akhlaghi, dirigeant sanctionné du programme de missiles18 octobre 2026
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