La peine de cinq ans de prison d'Iman Rahmatpanah, citoyen bahaï résidant à Chiraz, est appliquée au moyen de la pose d'un bracelet électronique. Selon le jugement, ses déplacements sont limités à une zone de mille mètres autour de son domicile et il ne peut sortir de ce périmètre jusqu'à la fin de sa peine.
Les organes de sécurité de la République islamique ont arrêté Iman Rahmatpanah à Chiraz le 22 juin 2025 et l'ont conduit au centre de détention du comité de sécurité connu sous le nom de « Plaque 100 ». L'organisation de défense des droits humains Hengaw avait alors signalé l'arrestation simultanée de celui-ci et d'Arman Nikaein, un autre citoyen bahaï de Chiraz. Rahmatpanah a été libéré sous caution de la prison d'Adelabad, à Chiraz, le 26 août 2025 et, plus d'un an après, sa peine est désormais appliquée sous cette forme.
La répression des bahaïs à Chiraz
Ces dernières années, Chiraz a été l'un des principaux foyers d'arrestations, de convocations et de condamnations visant des citoyens bahaïs. La République islamique a privé les adeptes de la foi bahaïe du droit d'étudier à l'université, de travailler dans le secteur public et de tenir librement des cérémonies religieuses, et a confisqué leurs biens à plusieurs reprises. Le bracelet électronique, que les autorités présentent comme un « allègement » dans l'application de la peine, enferme en pratique le condamné chez lui et dans son quartier et place sa vie professionnelle et familiale sous surveillance permanente.
L'application de cette peine intervient alors que la répression des citoyens et des militants civils s'est intensifiée ces derniers mois et que le secrétaire général de l'ONU a lui aussi évoqué une répression sans précédent en Iran.
La République islamique a enfermé Iman Rahmatpanah pendant cinq ans dans un rayon de mille mètres autour de chez lui, uniquement en raison de sa croyance religieuse.

Commentaires
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez le premier.