Dans une circulaire adressée aux banques et aux établissements de crédit, la Banque centrale de la République islamique a déclaré totalement interdit l'octroi de tout crédit pour l'achat d'or, de devises et de cryptomonnaies de toutes sortes. Cette circulaire, portant le numéro 05/170539, a été émise le 30 septembre 2026, et la nouvelle a été publiée par les médias iraniens le dimanche 4 octobre.
Selon Eghtesad Online et Voice of America, l'interdiction ne se limite pas aux prêts directs : elle couvre aussi les méthodes indirectes ainsi que les unités et plateformes numériques des banques. La banque centrale a demandé aux banques d'empêcher tout « détournement des ressources bancaires » vers des activités spéculatives et improductives, d'évaluer la solvabilité des emprunteurs et de contrôler l'utilisation des crédits.
La responsabilité des dirigeants de banque
Selon le texte de la circulaire publié par les médias iraniens, la responsabilité de tout détournement dans l'utilisation des crédits incombera aux dirigeants concernés et, en cas d'infraction constatée, les dirigeants et employés contrevenants seront signalés aux autorités de contrôle et à la justice. Ce ton montre que la banque centrale craint qu'une partie des ressources bancaires, notamment par le biais des microcrédits numériques, ait afflué vers les marchés des devises et de l'or.
Le marché des changes en temps de guerre
Cette décision intervient alors que les marchés des devises et de l'or en Iran ont battu de nouveaux records ces derniers jours et que les exportations de pétrole de la République islamique sont pratiquement à l'arrêt en raison de la guerre et de la fermeture prolongée du détroit d'Ormuz. Face à l'effondrement du rial, de nombreuses familles se sont tournées vers l'achat de dollars, de pièces d'or et de cryptomonnaies pour préserver la valeur de leur épargne, et la banque centrale a déjà tenté à plusieurs reprises ces dernières années de freiner cette demande par des restrictions administratives.
Les économistes ont souvent répété que ce type de restrictions ne traite pas les causes profondes de l'inflation et de l'effondrement de la monnaie nationale, à savoir le déficit budgétaire, la création monétaire et l'isolement international, et qu'il pousse surtout la demande vers les marchés informels. Parallèlement, les médias iraniens ont fait état de nouveaux changements au sein du gouvernement de Massoud Pezeshkian, dont la démission du ministre du Pétrole le même jour.

La banque centrale a interdit tout prêt, y compris via des plateformes numériques, pour l'achat de devises, d'or et de cryptomonnaies, et a menacé de déférer les dirigeants contrevenants à la justice.

Commentaires
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez le premier.