dimanche 18 octobre 2026
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La psychothérapeute Shohreh Mohammadi et l'enseignante Farzaneh Kamkar condamnées à 12 et deux ans de prison

Selon des sources de défense des droits humains, la psychothérapeute Shohreh Mohammadi a été condamnée à 12 ans de prison pour quelques stories Instagram, et l'enseignante Farzaneh Kamkar à deux ans pour avoir donné trois masques à des manifestants du soulèvement de décembre-janvier. À Dehdasht, un jeune homme en situation de handicap a également été arrêté.

La psychothérapeute Shohreh Mohammadi et l'enseignante Farzaneh Kamkar condamnées à 12 et deux ans de prison
Photo d'archives ; photo : Hosseinronaghi, licence CC BY 4.0, Wikimedia Commons

Les tribunaux de la République islamique ont prononcé de lourdes peines de prison contre deux femmes détenues à la prison de Dolatabad, à Ispahan. Selon Voice of America, citant la Société des droits de l'homme d'Iran, la psychothérapeute Shohreh Mohammadi a été condamnée à 12 ans de prison, et Farzaneh Kamkar, enseignante comptant plus de 26 ans d'ancienneté, à deux ans de prison et deux ans de suspension de fonctions. L'information a été publiée le dimanche 4 octobre 2026.

Selon la Société des droits de l'homme d'Iran, Shohreh Mohammadi a été arrêtée en mars-avril de cette année et accusée de « collaboration avec des États hostiles » et d'atteinte à la sécurité nationale. D'après ce rapport, ces accusations reposaient sur quelques stories Instagram. IranWire rapporte que sa peine initiale était de 15 ans avant d'être réduite à 12 ans. Selon ce média, sa famille n'a su où elle était détenue qu'environ 20 jours après son arrestation, et elle est privée de visites et de soins appropriés.

Trois masques pour des manifestants

Farzaneh Kamkar, professeure de littérature, a été arrêtée en mai-juin 2026. Selon la Société des droits de l'homme d'Iran, elle est accusée d'avoir remis trois masques à des manifestants lors des rassemblements du jeudi 25 décembre 2025 pour les protéger des gaz lacrymogènes. IranWire rapporte qu'elle est mère de trois enfants et que son salaire et son assurance ont été suspendus sur ordre des autorités judiciaires.

Slogans tagués sur un mur de Téhéran pendant le soulèvement de décembre 2025-janvier 2026. Photo d'archives sans lien avec ces affaires. Photo : Hosseinronaghi, licence CC BY 4.0, Wikimedia Commons
Slogans tagués sur un mur de Téhéran pendant le soulèvement de décembre 2025-janvier 2026. Photo d'archives sans lien avec ces affaires. Photo : Hosseinronaghi, licence CC BY 4.0, Wikimedia Commons

Deux ans de prison pour une enseignante qui, selon des sources de défense des droits humains, n'avait fait que donner trois masques à des manifestants.

Un jeune homme handicapé arrêté à Dehdasht

Parallèlement, des sources de défense des droits humains citées par Voice of America ont rapporté que Reza Mostafaei, 26 ans, atteint d'un handicap physique et moteur, a été arrêté le samedi 3 octobre à Dehdasht, dans la province de Kohgiluyeh-et-Boyer-Ahmad. Selon ces sources, il a été transféré en prison faute d'avoir pu verser une caution de 8 milliards de tomans. Il est accusé d'avoir écrit des slogans et d'avoir soutenu les familles des personnes tuées lors du soulèvement de décembre-janvier.

Ces condamnations s'inscrivent dans une nouvelle vague de répression judiciaire visant les participants et les soutiens du soulèvement de décembre-janvier. Dimanche, on avait également appris la condamnation de Marzieh Moradveisi, enseignante révoquée, et de Sohrab Bahrami, militant de la société civile, par le tribunal révolutionnaire de Sanandaj.

Sources

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