Les fermetures forcées et la perturbation de l'activité économique ont coûté environ 34 milliards de dollars à l'économie iranienne au cours de l'année iranienne 1404 (de mars 2025 à mars 2026). Cette estimation de la Chambre de commerce iranienne, fondée sur les données disponibles et sur une enquête auprès des chefs d'entreprise, montre ce que l'incapacité de la République islamique à fournir électricité et gaz a coûté à la production et à la population.
Selon la Chambre, l'an dernier a compté 61 jours de fermeture totale et obligatoire, et pendant 190 autres jours au moins un facteur de perturbation a mis les entreprises en difficulté. L'institution estime qu'environ 22 % du temps de travail a été perdu ; cela ne signifie pas une baisse de 22 % du PIB, mais montre l'ampleur de la crise.
Des coupures de courant aux conditions de guerre
La Chambre cite comme causes des pertes les coupures d'électricité et de gaz, les perturbations d'internet, la pollution de l'air et les conditions de guerre. Ces facteurs ont perturbé la production, l'approvisionnement en matières premières, les ventes et le respect des engagements commerciaux. Keyvan Kashefi, membre du conseil des représentants de la Chambre, a déclaré que le problème de la production aujourd'hui ne se limite pas au manque d'électricité.
Hamidreza Salehi, vice-président de la commission de l'énergie de la Chambre, a averti que l'assouplissement relatif des restrictions d'électricité cet été ne signifie pas la fin de la pénurie d'énergie : une partie de la baisse de la consommation tient au fait que certaines industries tournent au ralenti.
Un coût qui arrive dans l'assiette des Iraniens
Les jours de fermeture, les entreprises continuent de payer leurs coûts fixes alors que leur production et leurs revenus diminuent. Il en résulte une hausse des coûts de revient et des prix, et la baisse des ventes entraîne moins d'heures de travail, des salaires plus bas et des pertes d'emplois. La Banque mondiale a elle aussi averti que la forte inflation alimentaire, la pénurie de biens importés et les conséquences de la guerre aggravent la pauvreté en Iran.
Le secteur privé a proposé des journées de travail flexibles et une indemnisation des entreprises, mais ces propositions ne remplacent pas l'investissement dans les centrales électriques, la réparation des infrastructures et un approvisionnement stable en électricité et en gaz.
Au cours de l'année iranienne 1404, l'économie iranienne a été totalement à l'arrêt pendant 61 jours et a perdu 34 milliards de dollars.

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