Le Parti démocrate a repris aux républicains le contrôle des deux chambres du Congrès lors des élections de mi-mandat du mardi 3 novembre 2026, et le président américain Donald Trump a reconnu que la guerre en Iran avait joué un rôle dans cette défaite. CNN a projeté que les démocrates avaient remporté à la fois la Chambre des représentants et le Sénat ; au moment de cet article, sept sièges du Sénat étaient passés des républicains aux démocrates, et les résultats en Alaska et au Mississippi restaient incertains.
Interrogé par Fox News mardi soir, heure américaine, Trump a déclaré que l'Iran était en partie la raison de la défaite, et il a dit au Wall Street Journal que l'Iran en était un élément. Il a toutefois affirmé ne pas regretter la décision d'entrer en guerre, avoir fait ce qu'il fallait et qu'il le referait. Pendant la campagne, les candidats démocrates avaient présenté la guerre, commencée le 28 février 2026, comme la cause de la hausse des prix de l'essence et des biens.
Réaction des responsables de la République islamique
Les responsables de la République islamique ont présenté mercredi 4 novembre le résultat de l'élection comme leur propre victoire. Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement et négociateur en chef de la République islamique, a écrit en anglais sur X que les Américains, par conscience ou à cause du coût de la vie, avaient dit « non » à la guerre, et qu'il approuvait ce message. Il a menacé le gouvernement américain d'un « cauchemar » s'il tournait le dos à la volonté de son peuple.
Gholamhossein Mohseni-Ejei, chef du pouvoir judiciaire, a écrit que Trump avait été vaincu à la fois à la guerre et en politique. Ali Nikzad, vice-président du Parlement, a déclaré en séance que les tentatives de l'ennemi pour faire s'effondrer l'économie iranienne avaient échoué à maintes reprises, et Alireza Zakani, maire de Téhéran, a qualifié le résultat de « défaite définitive » de l'Amérique lors de la manifestation officielle du 4 novembre. Ces affirmations interviennent alors que le dollar a atteint environ 275 000 tomans sur le marché libre iranien et que le blocus des ports iraniens a limité les exportations de pétrole de la République islamique.
Trump : pas de plan immédiat de frappe
Quelques heures avant la fermeture des bureaux de vote, Trump a déclaré au Financial Times, lors d'un entretien téléphonique de six minutes, que les États-Unis n'avaient pas de plan immédiat pour attaquer de nouveau la République islamique, mais qu'ils étaient tout à fait prêts à agir si nécessaire. Il a indiqué que des négociations indirectes se poursuivaient sur les quelque 450 kilogrammes d'uranium enrichi restés sous les décombres des installations nucléaires, et qu'il n'était pas satisfait de les voir rester sous terre. La semaine dernière, Trump avait aussi dit à la chaîne israélienne Channel 12 qu'il n'était pas pressé de décider d'une reprise de la guerre.
Majoritaires au Congrès, les démocrates peuvent tenir des auditions d'enquête sur la guerre et faire avancer des textes limitant les pouvoirs de guerre du président, mais ils n'ont pas assez de voix pour passer outre un veto de Trump. Le nouveau Congrès entrera en fonction en janvier. Parallèlement, les médiateurs qataris attendent la réponse des deux parties à un nouveau plan pour mettre fin à la guerre et, selon Reuters, espèrent un retour sous 36 heures.
Trump a reconnu que la guerre en Iran avait pesé dans la défaite de son parti, mais a dit ne pas le regretter.

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