La promesse du président américain Donald Trump de ne pas attaquer l'Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre a relancé, parmi les figures ultras de la République islamique, un débat sur une attaque préventive. Selon Iran International, plusieurs d'entre elles voient dans cette fenêtre d'environ trois semaines une occasion d'intensifier les opérations militaires et d'arracher des concessions à Washington.
Jeudi 8 octobre, Trump a annoncé que les États-Unis n'attaqueraient pas l'Iran avant les élections de mi-mandat, mais que le blocus naval des ports de la République islamique restait en place.
Appels à une attaque préventive
Selon Iran International, Abdolreza Davari, militant politique proche de la mouvance ultra, est le défenseur le plus explicite de cette position. Il a écrit sur X que la République islamique devait intensifier dès maintenant les opérations militaires pour contraindre Washington à accepter les exigences de Téhéran, estimant que Trump redoute le coût électoral de la guerre. Selon ce média, les partisans de cette thèse pensent que des frappes limitées pourraient mettre le marché pétrolier sous pression et pousser Trump à accepter les conditions de la République islamique.
À l'inverse, Heshmatollah Falahatpisheh, ancien président de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement, a écrit que les plans de guerre des États-Unis et d'Israël n'avaient rien à voir avec les élections et a qualifié la promesse de Trump de tentative d'empêcher la République islamique de frapper la première. Alireza Taghavinia, analyste ultra, a lui aussi décrit les propos de Trump comme une duperie, en soulignant les mouvements militaires américains et israéliens et leur coordination avec l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.
Le détroit d'Ormuz et le blocus naval
Ce débat se déroule alors que la République islamique maintient le détroit d'Ormuz fermé, sauf à ses propres navires autorisés, et conditionne sa réouverture à l'acceptation par Washington de ses sept conditions. Vendredi 9 octobre, les Gardiens de la Révolution (CGRI) ont revendiqué l'attaque d'un navire transportant du gaz liquéfié au sud du détroit et ont menacé d'étendre leurs attaques au-delà du détroit d'Ormuz.
De son côté, le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé que, jusqu'à vendredi 9 octobre, les forces américaines chargées d'appliquer le blocus naval de la République islamique avaient dérouté 133 navires commerciaux. Selon la Voix de l'Amérique, Trump a aussi écrit sur Truth Social qu'avec le « contrôle total » du détroit d'Ormuz, le prix du diesel baisserait rapidement pour les Américains et pour le monde, et il a annoncé un accord avec Vladimir Poutine pour la fourniture de plus de 4,8 millions de tonnes de diesel. Dans le même message, il a répété que la République islamique n'obtiendrait pas l'arme nucléaire.
L'appel à une attaque préventive, ajouté au désaccord ouvert sur la négociation avec les États-Unis, notamment l'attaque de Kayhan contre le rôle de Ghalibaf, montre qu'il n'existe pas de consensus au sein de la République islamique sur la manière de sortir de la guerre et du blocus.

Les figures ultras de la République islamique voient dans la fenêtre de trois semaines avant les élections américaines une occasion d'intensifier la guerre.

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