Chris Murphy, sénateur démocrate du Connecticut et membre de la commission des affaires étrangères du Sénat américain, a qualifié d'insensé le plan de l'administration de Donald Trump pour une nouvelle phase de la guerre contre la République islamique. Il s'est exprimé mercredi 28 octobre lors d'une rencontre au Middle East Institute, à Washington, après qu'un groupe de sénateurs a été informé du plan par des responsables du Pentagone.
Murphy a dit ne pas pouvoir révéler les détails du plan, mais selon lui, celui-ci mènerait à une escalade dévastatrice du conflit et anéantirait l'attachement des États-Unis à l'État de droit. Il a ajouté que le plan avait été préparé à la demande du président américain et que ce qui a été entendu jusqu'ici décrit une opération de courte durée. Jeudi 29 octobre, Murphy a également écrit sur X que certains sénateurs avaient été informés du plan de guerre et que, selon son évaluation, celui-ci n'atteindrait pas ses objectifs et ouvrirait un nouveau cycle d'escalade.
Trump : la guerre se terminera bientôt
Vendredi 30 octobre, dans un entretien avec la station de radio KCMO de Kansas City, Donald Trump a déclaré que la guerre contre la République islamique prendrait bientôt fin, sans préciser comment. Il a ajouté que, pour tout accord, les États-Unis ont besoin d'une garantie que la République islamique ne se dotera jamais de l'arme nucléaire. Trump avait affirmé auparavant qu'il n'attaquerait pas l'Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre.
Selon plusieurs informations, les États-Unis se préparent à reprendre les opérations après les élections au Congrès. Des sources israéliennes ont indiqué à la chaîne ABC que les deux pays ont discuté d'un renforcement du blocus des exportations de pétrole de la République islamique et du bombardement d'installations pétrochimiques. Dans le même temps, Israël a demandé aux États-Unis l'autorisation de frapper les installations énergétiques de l'Iran.
La médiation du Qatar et la lettre de Vance
Les déclarations de Murphy et de Trump interviennent alors que des médiateurs qataris se sont de nouveau rendus vendredi à Téhéran et que Mohsen Rezaei n'a toujours pas répondu à la lettre de JD Vance, vice-président des États-Unis. La semaine dernière, Pete Hegseth, secrétaire américain à la Guerre, a par ailleurs limogé le général de corps d'armée Brett Silvia, planificateur en chef de l'état-major interarmées.
Un sénateur qui a entendu les détails du plan de guerre le décrit comme une opération courte, mais porteuse d'un risque d'escalade généralisée.

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