Israël a demandé aux États-Unis, si l'attaque contre la République islamique reprend, l'autorisation de viser les installations énergétiques de l'Iran, épargnées jusqu'ici. La chaîne publique israélienne Kan a rapporté l'information le vendredi 30 octobre 2026, citant une source israélienne. Selon cette source, Tel-Aviv espère que Donald Trump élargira la liste des cibles aux infrastructures, en particulier au secteur énergétique.
Dans le même temps, dix avions de transport militaire américains partis de la base de Fort Bliss, au Texas, ont atterri sur les bases aériennes d'Ovda et de Nevatim, dans le désert du Néguev, dans le sud d'Israël. D'autres appareils militaires se sont rendus sur des bases en Jordanie, en Arabie saoudite et au Qatar. Les responsables américains n'ont pas confirmé ces mouvements et la cargaison des avions reste inconnue.
Un nouveau Patriot et davantage de navires
Selon le Wall Street Journal, l'armée américaine transfère en Israël un autre système de défense aérienne Patriot afin de renforcer la défense antimissile du pays. Le Pentagone a envoyé des équipements de défense aérienne et des munitions au Moyen-Orient et a éloigné une partie de ses forces des bases qu'il juge vulnérables. Selon Kan, un autre porte-avions et une unité de Marines rejoindront en novembre les quelque 20 navires de guerre américains présents dans la région.
Ces mouvements interviennent au lendemain de la présentation à Trump, à la Maison-Blanche, des options militaires contre la République islamique par l'amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM. Jeudi soir, lors d'un meeting de campagne à Rock Hill, en Caroline du Sud, Trump a déclaré que cette guerre se terminerait « très, très bientôt », sans toutefois fixer de date. Son vice-président, JD Vance, a lui aussi affirmé sur Fox News que Trump ne laisserait pas la guerre devenir interminable.
La position antérieure de Washington sur les infrastructures énergétiques
Les États-Unis se sont jusqu'ici opposés aux frappes contre les installations énergétiques de l'Iran. En mars, l'administration Trump a demandé à Israël de cesser de frapper ces installations, et en juillet dernier le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que Washington n'approuvait pas une telle attaque, par crainte d'attaques de la République islamique contre ses voisins et d'une crise pétrolière mondiale.
Le marché pétrolier a lui aussi réagi à ces informations : le baril de Brent s'échangeait vendredi autour de 116 dollars. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé jeudi que plusieurs pétroliers avaient heurté des mines dans le détroit d'Ormuz ; DIAR a déjà fait état de l'incendie d'un navire dans ce détroit. Le limogeage du général Brett Sylvia, haut planificateur du Pentagone, a lui aussi fait la une ces derniers jours.
Israël a demandé l'autorisation de frapper les installations énergétiques de l'Iran, et les États-Unis envoient des avions et des défenses Patriot dans la région.

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