Le ministère du Renseignement de la République islamique a annoncé dans un communiqué, le samedi 3 octobre 2026, avoir arrêté 31 personnes dans le département de Sirjan, dans la province de Kerman. Le ministère affirme que les personnes arrêtées étaient membres de quatre réseaux organisés qui, selon lui, avaient des liens avec les États-Unis et Israël et se préparaient à provoquer des troubles dans tout le pays.
Selon l'agence de presse Mehr, liée à l'Organisation de la propagande islamique, le ministère du Renseignement affirme que ces réseaux opéraient sous des noms attrayants pour les adolescents et les jeunes, avaient fabriqué des cocktails Molotov et construisaient des dispositifs pour neutraliser les caméras de surveillance de la ville. Le communiqué qualifie les personnes arrêtées de mercenaires de l'ennemi, mais aucune preuve, aucune liste d'objets saisis ni aucune accusation formelle précise n'a été rendue publique, et la date des arrestations n'a pas non plus été communiquée.
Le lien avec le soulèvement de janvier
Selon l'agence Xinhua, le ministère du Renseignement accuse également les personnes arrêtées d'avoir participé, lors du soulèvement de janvier 2026 à Sirjan, à l'incendie du bâtiment de la préfecture, à la destruction de banques et d'institutions publiques, à la destruction de caméras de surveillance et à l'attaque d'un poste de police pour s'emparer d'armes. Aucune source indépendante n'a confirmé ces affirmations.
Depuis le soulèvement de janvier, la République islamique a arrêté et jugé à maintes reprises des manifestants sous des accusations telles que l'espionnage pour le compte des États-Unis et d'Israël et l'atteinte à la sécurité nationale. Les organisations de défense des droits humains affirment que nombre de ces dossiers reposent sur des aveux forcés, dans le cadre de procès expéditifs sans accès à un avocat indépendant, et qu'au moins plusieurs manifestants arrêtés lors de ce soulèvement ont été exécutés.
Cette annonce intervient alors que la République islamique fait face à la guerre, au blocus naval américain et à un effondrement sans précédent de la valeur du rial, et que les organes de sécurité ont annoncé à plusieurs reprises ces dernières semaines la découverte de réseaux liés aux États-Unis et à Israël.
Sans présenter de preuves, le ministère du Renseignement a accusé les 31 personnes arrêtées à Sirjan de liens avec les États-Unis et Israël et d'un rôle dans le soulèvement de janvier.

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