dimanche 25 octobre 2026
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Abbas Araghchi : le détroit d'Ormuz ne reviendra pas à la situation d'avant-guerre

Abbas Araghchi a déclaré dimanche 25 octobre que le détroit d'Ormuz ne reviendrait pas à la situation d'avant-guerre et que la politique de la République islamique ne changerait pas, guerre ou non.

Pourquoi c'est important : L'obstination de la République islamique à prendre le détroit d'Ormuz en otage accroît le risque d'une nouvelle guerre et le poids du blocus sur la vie des Iraniens.

Abbas Araghchi : le détroit d'Ormuz ne reviendra pas à la situation d'avant-guerre
Photo : Presidential Executive Office, CC BY 4.0, Wikimedia Commons

Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères de la République islamique, a déclaré dimanche 25 octobre 2026 que le détroit d'Ormuz ne reviendrait pas à la situation d'avant-guerre et que les politiques du pouvoir ne changeraient pas, que la guerre reprenne ou non. Ces propos interviennent alors que Donald Trump a évoqué la possibilité d'une nouvelle attaque contre la République islamique, peut-être dès cette semaine.

Araghchi a dit que l'on reparle de guerre ces jours-ci, mais qu'il pense déjà à « l'après-guerre ». Selon lui, les deux guerres précédentes n'ont pas atteint leurs objectifs et une troisième tentative échouerait aussi. Le ministre des Affaires étrangères de la République islamique a également affirmé que les bases américaines dans la région sont devenues la principale source d'insécurité pour les pays qui les accueillent et que la présence de forces étrangères dans la région doit être ramenée à zéro.

Revendication de la destruction d'un drone américain au-dessus de Bandar Abbas

Dans le même temps, le service de relations publiques de l'armée de la République islamique a affirmé dimanche que la défense aérienne avait touché et détruit un drone américain LUCAS au-dessus de Bandar Abbas. L'armée américaine ne s'était pas exprimée sur cette affirmation au moment de la publication, et aucune source indépendante ne l'a confirmée. En juillet, la République islamique avait déjà revendiqué de la même façon la destruction d'un drone LUCAS à Bandar Abbas.

Le détroit d'Ormuz, levier de pression de la République islamique

Les propos d'Araghchi interviennent un jour après que Reza Amiri Moghadam, ambassadeur de la République islamique au Pakistan, a rendu publique une offre de rouvrir le détroit d'Ormuz en échange de la levée du blocus naval américain. Une agence de presse liée aux Gardiens de la Révolution (CGRI) a ensuite démenti cette offre. Les responsables de la République islamique avaient déjà dit que le détroit ne serait plus géré comme avant la guerre et avaient évoqué une redevance pour « services » imposée aux navires, une position à laquelle Oman, l'autre partenaire de cette voie maritime, ne s'est pas rallié.

Donald Trump a déclaré samedi que soit il devrait en finir avec la République islamique, soit Téhéran accepterait un accord. Selon des médias américains, le Commandement central des États-Unis a préparé des options pour une nouvelle frappe.

À la veille d'une possible nouvelle guerre, le ministre des Affaires étrangères de la République islamique présente toujours le détroit d'Ormuz comme le levier de pression du régime sur le monde.

Sources de cet article · D'après 5 sources
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