Deux responsables de la République islamique, dont l'un est membre des Gardiens de la Révolution, ont confirmé que la liste des cibles du régime serait étendue aux diplomates et personnels américains en cas de reprise de la guerre. S'exprimant auprès du New York Times, ils ont attribué cette décision à la mort de responsables de la République islamique et de certains membres de leurs familles dans des frappes américaines et israéliennes. C'est la première fois que des responsables du régime lui-même formulent ce contre quoi le renseignement américain avait mis en garde au sujet de projets d'assassinat de responsables américains.
Ces responsables ont aussi ouvertement menacé de viser, dans une nouvelle guerre, des infrastructures civiles, des installations énergétiques et des câbles sous-marins d'internet et de télécommunications. Mehdi Mohammadi, conseiller principal de Mohammad Bagher Ghalibaf, a décrit la phase à venir comme une bataille pour la survie de la République islamique et une guerre asymétrique contre les forces et les faiblesses de l'adversaire.
Ce que disent les responsables américains
Selon des responsables américains, certains de ces projets sont passés de l'intention à l'exécution et visaient des ambassadeurs américains au Moyen-Orient ainsi que des responsables sur le sol américain. Un responsable américain a indiqué qu'il existait des preuves de la présence d'agents liés aux Gardiens de la Révolution aux États-Unis, même si leur capacité opérationnelle n'est pas claire. Les responsables occidentaux soulignent que l'intention n'est pas la capacité et que la République islamique exagère parfois ses moyens d'opérations clandestines.
Les alertes se sont intensifiées après un projet présumé contre la base aérienne de Fairford, dans le sud de l'Angleterre, qui accueille des forces américaines et des bombardiers B-1. Douze bombardiers B-1 ont quitté la base, et des responsables de la République islamique ont averti qu'ils verraient leur retour comme le signe d'une attaque imminente.
Des options de frappe après les élections de mi-mandat
Selon The Hill, citant deux sources, le Commandement central des États-Unis a préparé des options pour une nouvelle frappe contre la République islamique après les élections de mi-mandat du 3 novembre, et leur exécution dépend d'une décision de la Maison-Blanche. Donald Trump a déclaré samedi 24 octobre qu'il pourrait frapper ou parvenir à un grand accord, ajoutant qu'il doutait que la République islamique respecte un quelconque accord. DIAR avait déjà fait état de l'inclination de Donald Trump à reprendre les frappes.

Des responsables de la République islamique ont eux-mêmes confirmé que des diplomates américains sont ajoutés à la liste des cibles du régime.

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