samedi 24 octobre 2026
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Affirmation et réalité : les Gardiens de la Révolution et deux superpétroliers « minés » à Ormuz

La marine des Gardiens de la Révolution affirme que deux superpétroliers ont heurté des mines au sud d'Ormuz ; sans nom de navire ni témoin, et déjà démenti par le passé.

Affirmation et réalité: Sans fondement

Pourquoi c'est important : Les fausses mines des Gardiens poussent le trafic vers les routes contrôlées par la République islamique et font grimper le pétrole et les assurances.

Affirmation et réalité : les Gardiens de la Révolution et deux superpétroliers « minés » à Ormuz

La marine des Gardiens de la Révolution (CGRI) a affirmé dans la soirée du vendredi 23 octobre 2026 que deux superpétroliers transportant environ quatre millions et demi de barils de brut avaient heurté des mines dans le passage sud du détroit d'Ormuz et étaient immobilisés après des explosions et des incendies. Cette affirmation est intervenue une heure après que Donald Trump a évoqué la possibilité d'une nouvelle opération militaire contre la République islamique.

Les Gardiens n'ont donné ni le nom des navires, ni leur pavillon, ni l'état des équipages, ni le propriétaire de la cargaison. Jusqu'à l'aube de samedi, aucune compagnie maritime, aucun organisme maritime ni aucun gouvernement n'avait confirmé que deux pétroliers avaient heurté des mines dans ce passage.

Une affirmation maintes fois répétée

Ce n'est pas la première fois ces derniers mois que les Gardiens publient un récit presque identique : deux grands pétroliers, chacun chargé d'environ deux millions de barils, heurtant des mines sur une route que la République islamique qualifie de « non autorisée ». Le 18 juillet 2026, les Gardiens avaient fait la même affirmation au sujet de deux pétroliers au sud du détroit, et le Commandement central américain (CENTCOM) avait répondu que cette affirmation, comme la plupart de celles des Gardiens, était fausse.

Dans un autre démenti, le CENTCOM a déclaré qu'aucun navire n'avait heurté de mine à Ormuz et a qualifié ces annonces de nouvelle tentative des Gardiens d'effrayer la navigation commerciale de la région par de fausses informations. L'affirmation des Gardiens du 18 octobre sur deux pétroliers en feu après avoir heurté des mines avait elle aussi été publiée sans nom de navire et sans aucune confirmation indépendante.

Pourquoi les Gardiens parlent de mines invisibles

La République islamique a demandé aux navires de n'emprunter que les voies proches des côtes iraniennes au nord du détroit et affirme que les passages du sud, près d'Oman, sont minés. Les annonces répétées de navires sans nom heurtant des mines, sans que l'on voie jamais de navire, d'équipage ou de nappe de pétrole, poussent le trafic vers la route même que contrôlent les Gardiens et font grimper les coûts d'assurance.

Pendant ce temps, les attaques réelles contre des navires marchands dans le détroit d'Ormuz ont atteint en octobre un nouveau record, et les Gardiens avaient déjà revendiqué des attaques contre sept navires ; mêler attaques réelles et affirmations inventées est l'outil de guerre psychologique de la République islamique à la veille d'un nouveau cycle d'affrontements.

Le verdict de DIAR

L'affirmation des Gardiens de la Révolution selon laquelle deux superpétroliers ont heurté des mines au sud du détroit d'Ormuz est sans fondement : aucun nom, pavillon, image ni confirmation indépendante n'a été fourni, et l'armée américaine a qualifié de fausses les affirmations identiques antérieures des Gardiens.

Les Gardiens de la Révolution ont de nouveau parlé de deux pétroliers sans nom ayant explosé sur des mines, sans la moindre trace de navire, d'équipage ou de confirmation indépendante.

Sources de cet article · D'après 4 sources
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