Cet article fait suite à : Une vaste attaque israélienne contre la République islamique stoppée par l'opposition de Trump
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a rejeté l'article du Financial Times selon lequel Donald Trump aurait stoppé une vaste attaque israélienne contre la République islamique. Il l'a jugé partial et inexact et a déclaré à la chaîne israélienne Arutz Sheva que la vérité éclaterait un jour. DIAR avait publié les détails de cette affirmation dans un précédent article.
Selon l'article du Financial Times publié le mardi 20 octobre, Netanyahou avait préparé pour le week-end du 10 octobre une campagne de bombardements de plusieurs jours contre la République islamique, visant centrales électriques, installations nucléaires et sites du régime, mais l'opposition de Trump à une reprise de la guerre avant les élections de mi-mandat américaines l'a arrêtée.
La version de l'armée israélienne
Des sources de l'armée israélienne ont déclaré au Jerusalem Post que l'armée n'avait aucun plan d'attaque pour le 10 octobre et que ni Netanyahou, ni le ministre de la Défense Israel Katz, ni d'autres membres du gouvernement n'avaient ordonné de préparer une telle attaque. Selon ces sources, Israël n'était pas sur le point d'attaquer la République islamique.
Le démenti de Netanyahou intervient cinq jours avant les élections législatives israéliennes du 27 octobre, où sa relation avec la Maison-Blanche et sa politique envers la République islamique figurent parmi les principaux enjeux.
« Le régime doit partir »
Dans le même entretien, Netanyahou a répété que la République islamique devait disparaître. Il a affirmé que le régime est paralysé et à genoux, mais que tant qu'il reste debout il peut reprendre des forces, ajoutant que la République islamique rencontre encore des difficultés pour fabriquer une arme nucléaire. Le mercredi 21 octobre, lors d'une cérémonie de remise de diplômes d'officiers, il avait aussi dit que Trump lui avait affirmé quelques jours plus tôt que les États-Unis étaient prêts à finir le travail, mais seulement avec Israël ; des propos dans la lignée de sa position antérieure selon laquelle Mojtaba Khamenei s'est de nouveau tourné vers l'arme nucléaire.
Parallèlement, le New York Times a rapporté que les armées américaine et israélienne ont préparé une campagne intense d'environ trois jours contre la République islamique pour après les élections de mi-mandat américaines du 3 novembre, et que le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth en a discuté avec Netanyahou lors de sa récente visite en Israël. Donald Trump avait déclaré le 8 octobre que les États-Unis n'attaqueraient pas l'Iran avant ces élections.
Netanyahou a démenti que Trump ait stoppé une frappe israélienne et a affirmé que la République islamique doit disparaître.

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