mercredi 21 octobre 2026
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Hooman Shayani, près de 10 mois sans procès à la prison de Nurabad Mamasani

Hooman Shayani, prisonnier politique de 33 ans, est maintenu dans l'incertitude à la prison de Nurabad Mamasani depuis près de 10 mois, sans procès ni avocat.

Hooman Shayani, près de 10 mois sans procès à la prison de Nurabad Mamasani
Photo : diffusée par HRANA

Hooman Shayani, prisonnier politique de 33 ans originaire de Nurabad Mamasani, dans la province du Fars, est toujours détenu à la prison de Nurabad Mamasani près de 10 mois après son arrestation, sans qu'aucun tribunal n'ait été réuni pour examiner son dossier. Son ordre de détention vient d'être prolongé de deux mois et aucune date n'a encore été fixée pour son procès.

Les forces de sécurité de la République islamique ont arrêté Hooman Shayani dans les derniers jours de décembre 2025, avant le début du soulèvement de janvier, et l'ont transféré à la prison de Nurabad Mamasani. L'agence de presse des Militants des droits humains en Iran (HRANA) a indiqué qu'au mercredi 21 octobre 2026, il avait passé 9 mois et 29 jours en détention.

Accusations sécuritaires et privation d'avocat

Selon une source proche du dossier qui s'est confiée à HRANA, l'appareil judiciaire de la République islamique a accusé Hooman Shayani de « moharebeh (guerre contre Dieu) par des actes contre la sécurité nationale » et de « propagande contre le régime ». L'accusation de « moharebeh » peut entraîner une condamnation à mort devant les tribunaux révolutionnaires et a été utilisée à plusieurs reprises contre des manifestants et des militants politiques dans les mois qui ont suivi le soulèvement de janvier.

Pendant tout ce temps, le prisonnier politique n'a eu aucun accès à un avocat. Des proches de sa famille affirment que la situation financière difficile de celle-ci l'a empêchée d'en engager un. Hooman Shayani avait déjà été arrêté et poursuivi à plusieurs reprises en raison de ses activités.

Longue détention sans procès : un schéma récurrent

Maintenir des prisonniers politiques pendant des mois dans l'incertitude et prolonger à répétition leur ordre de détention, sans tribunal ni avocat, est l'une des méthodes courantes de l'appareil judiciaire de la République islamique pour faire pression sur les détenus et leurs familles. DIAR avait déjà fait état de l'incertitude entourant le sort de Vahid Vidafar, habitant de Tabriz et de l'absence de nouvelles de Rabi Toopa Ebrahimi après son arrestation à Chalus.

Hooman Shayani est détenu depuis près de 10 mois à la prison de Nurabad Mamasani, sans procès, sans avocat et sous l'accusation de « moharebeh ».

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