L'Université de Téhéran a mis fin à sa collaboration avec deux de ses enseignants, Farzad Kolbali et Sepid (Zahra) Birashk, en raison de leurs positions politiques et de leurs activités médiatiques, et leur a interdit à tous deux l'accès à l'université. Cette mesure intervient alors que Massoud Pezeshkian avait promis de réintégrer dans les universités les professeurs renvoyés.
Le cours de sociologie politique de Farzad Kolbali, chargé de cours vacataire à la faculté de droit et de sciences politiques, a été supprimé ce semestre. Un média affilié au Basij étudiant, citant des publications d'un compte Telegram qui lui est attribué, a accusé Kolbali de critiquer Ali Khamenei et de s'opposer à la République islamique, et le ministère des Sciences a qualifié ses écrits d'« insultants et subversifs ». Le Basij étudiant de la faculté de droit a lui aussi attribué ce renvoi à ses propres démarches. Kolbali avait été arrêté le 7 décembre 2009, alors qu'il était doctorant en sociologie politique.
Sepid Birashk : deux séances de cours, puis l'interdiction d'accès
Sepid Birashk, enseignante invitée au département de philosophie de la faculté des lettres et des sciences humaines, est interdite d'accès depuis le 15 octobre ; elle n'avait donné que deux séances. Les médias du pouvoir ont pris prétexte de sa collaboration passée avec l'émission « Pargar » de BBC Persian, du podcast « Shirazeh » et de ses écrits sur l'identité de genre pour l'attaquer, et l'ont accusée de ne pas porter le voile. La faculté des lettres a affirmé ne pas avoir connaissance de son parcours médiatique, son nom étant enregistré différemment dans son dossier universitaire.
Une pression croissante sur l'université
Le renvoi de ces deux enseignants intervient quelques jours seulement après que le président de l'Université de Téhéran a annoncé la création d'un « groupe de travail sur le voile » pour les étudiants. Ces dernières semaines, les universités Al-Zahra et Allameh Tabataba'i ont elles aussi interdit l'accès à plusieurs étudiants et renforcé la pression du voile obligatoire. Depuis le soulèvement de 2022, puis celui de janvier 2026, les convocations, les renvois et les sanctions disciplinaires contre les étudiants et les professeurs critiques se poursuivent sans relâche.
L'Université de Téhéran a chassé deux enseignants de la salle de cours en raison de leur opinion sur le dirigeant de la République islamique et de leur collaboration avec les médias libres persanophones.
Au moment de la publication de ce reportage, aucun des deux enseignants n'a publié de réaction indépendante à cette décision.

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