Reza Akbari Adl et Mohammad Esmaili Allafi, deux avocats membres du barreau de l'Azerbaïdjan oriental, ont été arrêtés le dimanche 18 octobre 2026 après avoir été convoqués au parquet général et révolutionnaire de Tabriz. Après leur arrestation, les deux avocats ont été conduits vers un lieu inconnu.
HRANA, l'agence de presse des Militants des droits de l'homme en Iran, qui a annoncé ces arrestations, a indiqué qu'aucune information n'était disponible à ce jour sur le motif de leur détention. Ni l'appareil judiciaire de la République islamique ni les services de sécurité n'ont fourni d'explication sur les chefs d'accusation, le lieu de détention ou l'accès des deux avocats à un défenseur.
Une nouvelle vague de poursuites après le soulèvement de Dey
L'arrestation sans chef d'accusation annoncé, suivie d'un transfert vers un lieu inconnu, est un schéma que les organisations de défense des droits humains ont documenté dans les dossiers de nombreuses personnes arrêtées ces derniers mois. Arrêter des avocats revient à placer sur le banc des accusés ceux-là mêmes qui devraient garantir le droit à la défense devant les tribunaux révolutionnaires.
Ces arrestations interviennent en pleine nouvelle vague de poursuites contre les manifestants dans plusieurs villes. Lundi, la direction provinciale du renseignement de Qazvin a annoncé l'arrestation de 39 manifestants du soulèvement de Dey, et le tribunal révolutionnaire de Karaj avait auparavant condamné à mort Homayoun Shabankar, un manifestant de 22 ans.
Deux membres du barreau de l'Azerbaïdjan oriental ont été arrêtés après s'être présentés au parquet de Tabriz, et l'on ignore tout de leur sort.

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