La République islamique s'est tournée vers de petits sous-marins pour acheminer des armes aux houthis au Yémen. Cette affirmation émane de responsables européens, qui l'ont formulée auprès du Wall Street Journal, dont l'enquête a été publiée le samedi 17 octobre 2026.
Selon ces responsables, dont les noms n'ont pas été divulgués, après la perturbation de certaines routes traditionnelles de navigation et de contrebande maritime vers le Yémen, Téhéran a livré une partie de ses cargaisons d'armes aux houthis au moyen de petits sous-marins. L'article ne donne aucun détail sur le type de sous-marins, l'itinéraire exact ou le volume des cargaisons, et la République islamique continue de nier toute implication militaire au Yémen.
Le soutien militaire de la République islamique aux houthis
Des experts militaires estiment que les tactiques récentes des houthis, notamment dans l'emploi de missiles et de drones, témoignent d'une formation et d'un soutien technique de la République islamique. Cette nouvelle affirmation s'ajoute aux évaluations des services de renseignement saoudiens, selon lesquelles des officiers des Gardiens de la Révolution (CGRI) choisissent les cibles des attaques houthies. Parallèlement, la coalition dirigée par l'Arabie saoudite avait annoncé une frappe contre le réseau de contrebande maritime d'armes des houthis à Hodeïda ; cette pression pourrait expliquer pourquoi Téhéran s'est tourné vers des méthodes plus dissimulées.
Ces dernières semaines, les houthis ont mené de vastes attaques de missiles et de drones contre l'aéroport de Riyad et le palais de Maashiq à Aden. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la République islamique avait auparavant rejeté tout rôle de Téhéran dans ces attaques et proposé une médiation.
Un danger pour la mer Rouge et Bab el-Mandeb
Des rapports de renseignement font état des efforts des houthis pour accroître une capacité qui menace la navigation en mer Rouge et dans le détroit de Bab el-Mandeb, un passage dont l'importance pour le commerce mondial du pétrole s'est accrue avec l'insécurité dans le détroit d'Ormuz. Un groupe d'experts de l'ONU avait en outre indiqué en 2024 que les houthis avaient mis en place des salles d'opérations communes avec des groupes alignés sur la République islamique au Liban et en Irak.

Selon des responsables européens, après la fermeture des routes habituelles, la République islamique a envoyé des armes aux houthis au moyen de petits sous-marins.

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