Les Houthis, alliés de la République islamique au Yémen, ont tiré vendredi 16 octobre 2026 deux missiles sur l'aéroport international d'Aden, siège provisoire du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale. L'attaque est survenue un jour après une attaque de missiles et de drones contre le palais de Maachiq à Aden qui, selon le ministre yéménite de la Santé, a fait cinq morts et 16 blessés.
Moammar al-Iryani, ministre yéménite de l'Information, a déclaré que les deux missiles étaient tombés près de la piste de l'aéroport, à environ 500 mètres d'un avion qui s'apprêtait à décoller, et que tous les passagers et membres d'équipage étaient sains et saufs. Il a qualifié ces attaques de violation flagrante du droit et des normes internationaux. Dans un communiqué, les Houthis ont affirmé avoir visé le quartier général des forces saoudiennes au camp de Badr, dans la province d'Aden, et un dépôt d'armes.
Les fronts de Marib et de Taëz
Majed al-Nazili, porte-parole militaire du gouvernement yéménite, a déclaré que les forces gouvernementales, appuyées par l'aviation, avaient progressé dans l'est de Marib et pris des positions clés. Selon lui, plus de 430 combattants houthis ont été mis hors de combat en 24 heures et plus de 100 véhicules et équipements militaires ont été détruits ; ces chiffres n'ont pas été confirmés de manière indépendante. À Taëz, les forces gouvernementales ont également annoncé avoir repoussé plusieurs attaques houthies majeures et arrêté une équipe de drones des rebelles. Les Houthis assiègent la ville en coupant la route principale entre Taëz et Aden.
La coalition dirigée par l'Arabie saoudite a aussi annoncé vendredi avoir intercepté des missiles et des drones houthis au-dessus de Riyad et d'autres régions d'Arabie saoudite.
Le rôle de la République islamique
L'Arabie saoudite accuse la République islamique d'encourager, d'armer et de former les Houthis. Esmaeil Baghaei, porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la République islamique, a rejeté l'accusation et a répété son offre de médiation entre les Houthis et Riyad. Les dirigeants de l'Union européenne ont eux aussi condamné, dans la déclaration finale du sommet de Bruxelles de vendredi, l'intensification des attaques houthies contre l'Arabie saoudite et les navires civils.
Depuis juin, les Houthis ont proclamé le blocus naval des ports saoudiens et de la navigation dans le Bab el-Mandeb et, à la fin de l'été, ils ont chassé les forces gouvernementales du port de Moka par une offensive terrestre et pris l'île de Mayoun, dans le détroit de Bab el-Mandeb.

Les missiles des Houthis, alliés de la République islamique, sont tombés à seulement 500 mètres d'un avion de ligne à l'aéroport d'Aden.

Commentaires
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez le premier.