lundi 19 octobre 2026
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Babak Moradifar convoqué en prison ; 30 mois de peine pour avoir soutenu le soulèvement de Dey

Babak Moradifar, militant politique et diplômé en droit, a été convoqué au bureau d'exécution des peines du parquet de sécurité de Téhéran pour purger une peine de 30 mois de prison.

Babak Moradifar convoqué en prison ; 30 mois de peine pour avoir soutenu le soulèvement de Dey
Photo : page Instagram de Babak Moradifar

Babak Moradifar, militant politique et diplômé en droit, a été convoqué devant la 11e section d'exécution des peines pénales du parquet de sécurité de Téhéran pour purger une peine de 30 mois de prison ferme. C'est lui-même qui a annoncé sur Instagram, en publiant l'image de la notification judiciaire, que son dossier avait été transmis pour l'exécution de la peine.

Une peine pour avoir soutenu le soulèvement du mois de Dey

La sentence a été rendue en première instance le 8 septembre 2026 par la 28e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par le juge Amouzad. Les chefs d'accusation retenus contre lui sont « rassemblement et collusion dans le but de troubler la sécurité intérieure par une activité de propagande contre la République islamique » et « insulte au Guide ».

Ce que l'appareil judiciaire de la République islamique avance comme preuves de ces accusations, c'est son soutien au soulèvement de Dey 1404 (décembre 2025–janvier 2026), sa présence à la cérémonie du septième jour pour Khosrow Alikordi, avocat, à Mashhad, et la republication d'une vidéo issue de sa page personnelle sur un média basé à l'étranger. Une fois de plus, l'expression d'une opinion et la solidarité avec les manifestants valent une peine de prison à un juriste.

Arrestation, absence de nouvelles et blessure lors de l'interrogatoire

Des agents du ministère du Renseignement ont arrêté Moradifar à son domicile, à Téhéran, au matin du 9 janvier 2026, en plein cœur du soulèvement de Dey. Selon HRANA, sa famille est restée dix jours sans savoir où il était détenu, jusqu'à ce qu'il l'appelle brièvement depuis la prison d'Evin.

Il a été détenu pendant près de 40 jours à Evin, puis à la prison du Grand Téhéran, et, selon des sources de défense des droits humains, s'est vu refuser l'accès à un avocat. Une source proche de sa famille a déclaré à HRANA qu'il avait eu un tendon de la jambe droite lésé lors de l'interrogatoire et que, malgré l'avis des médecins, aucune attelle ni plâtre ne lui avait été posé. Environ deux mois après son arrestation, Moradifar a été libéré sous caution parce qu'il avait besoin de soins.

Troisième dossier en quatre ans

Ce n'est pas la première fois que Moradifar est pris pour cible par l'appareil de sécurité. À l'automne 2022, pendant la révolution nationale de l'Iran, il a été arrêté et détenu dans les quartiers 209 et 240 de la prison d'Evin. Au mois iranien d'Esfand de cette même année (février–mars 2023), la 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par le juge Iman Afshari, l'a condamné à quatre ans et trois mois de prison.

Au mois d'Aban 1402 (octobre–novembre 2023), il a de nouveau été arrêté après avoir été convoqué au parquet d'Evin. Avant de s'y rendre, il avait affirmé dans une vidéo que ses activités se limitaient à Internet et respectaient la loi, et déclaré que toute confession diffusée de lui à l'avenir aurait été obtenue sous la contrainte.

Un schéma constant de répression des juristes

Le dossier de Moradifar s'inscrit dans un schéma où la République islamique réduit au silence, par de lourdes peines pour atteinte à la sécurité, les juristes et les avocats qui soutiennent les manifestants et les victimes de la répression. Sa convocation pour l'exécution de la peine intervient alors que, selon les informations publiées, le traitement des séquelles de sa détention se poursuit. DIAR continuera de suivre son dossier et ceux des autres prisonniers politiques.

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