Une maladie respiratoire aux symptômes proches de ceux du Covid s'est propagée dans le quartier des femmes de la prison d'Evin. Selon des informations publiées le vendredi 16 octobre 2026, presque toutes les détenues de ce quartier ont contracté la maladie. Le type de maladie et sa cause n'ont pas encore été confirmés de manière indépendante, et les autorités de la prison n'ont donné aucune explication.
Le quartier des femmes d'Evin compte aujourd'hui environ 86 détenues, dont 46 sont des prisonnières politiques. Des signes de flambée de maladies respiratoires dans ce quartier étaient visibles depuis plusieurs semaines : le 23 septembre, il avait été rapporté que Mahfar, une fillette de deux ans détenue dans le quartier des femmes avec sa mère Rezvaneh Ahmadkhanbeygi, était malade depuis plus de 10 jours à la suite de la flambée de ces maladies et n'allait pas bien. Son père, Behfar Lalehzari, est lui aussi emprisonné dans le quartier sept de la même prison.
Pressions sur les prisonnières politiques d'Evin
La propagation de la maladie survient alors que les prisonnières politiques d'Evin subissent davantage de pressions depuis quelques semaines. Fin septembre, 23 des 46 prisonnières politiques du quartier, dont Golrokh Iraee, Sakineh Parvaneh, Ghazal Marzban et Pakhshan Azizi, ont été privées par mesure de punition de visites de leur famille et de leur avocat ; cette sanction a été attribuée à l'organisation de cérémonies lors de dates politiques et à la protestation des détenues contre les fouilles corporelles, le menottage et l'entrave aux pieds des détenues hospitalisées et la réduction de la durée des visites.
Les prisonniers politiques en Iran ont dénoncé à plusieurs reprises la privation de traitement et de soins médicaux ; en 2021 et 2022 également, le Covid s'était propagé dans le quartier des femmes d'Evin, et les détenues avaient alerté sur l'absence de quarantaine et le refus des permissions pour raison médicale. Des informations avaient déjà été publiées sur l'état critique de détenus malades et sur des prisonniers politiques en danger.
La surpopulation et l'absence de soins médicaux ont fait du quartier des femmes d'Evin un foyer de maladie.

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