Israël Katz, ministre israélien de la Défense, a demandé la prolongation jusqu'au 3 novembre 2026 de l'état d'urgence spécial du front intérieur du pays. Yossi Fuchs, secrétaire du gouvernement israélien, a envoyé jeudi 15 octobre la proposition aux ministres pour un vote téléphonique urgent. L'état d'urgence actuel prend fin le 20 octobre et, s'il est prolongé, il sera encore en vigueur le jour des élections à la Knesset, le 26 octobre.
Le document de sécurité joint à la proposition indique que, selon l'évaluation des responsables de la sécurité, le risque d'une attaque contre la population civile israélienne reste élevé et que l'incertitude persiste sur la situation liée à la République islamique et au Liban. La prolongation doit aussi être approuvée par la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset.
Les pouvoirs du Commandement du front intérieur
La prolongation de l'état d'urgence n'entraîne aucune nouvelle restriction et il n'existe actuellement aucune limitation pour les écoles et les rassemblements, mais le Commandement du front intérieur israélien conserve le pouvoir de restreindre les écoles et les rassemblements publics si la situation sécuritaire se dégrade. Selon le document, la nécessité d'une nouvelle prolongation sera examinée avant l'expiration du nouveau délai, sur la base d'une nouvelle évaluation sécuritaire.
Maor Yamin-Bartal, conseiller juridique du ministère israélien de la Défense, a déclaré qu'aucun obstacle juridique ne s'opposait à l'adoption de la proposition, mais il a averti que les prolongations successives depuis février-mars 2026 pourraient poser des problèmes juridiques ; il a toutefois souligné l'urgence et la nécessité de la mesure.
Les avertissements de Netanyahou et de Katz
Katz avait déclaré cet état d'urgence pour la première fois le 28 février 2026, jour où Israël a lancé l'opération militaire contre la République islamique baptisée « Rugissement du lion », et il a été prolongé plusieurs fois depuis ; la dernière fois, le 6 octobre, le gouvernement israélien avait approuvé son maintien jusqu'au 20 octobre.
Benyamin Netanyahou, Premier ministre israélien, avait averti le 14 octobre que la République islamique et ses forces supplétives pourraient attaquer Israël dans les jours à venir, avant les élections du 26 octobre. Il avait auparavant déclaré qu'une attaque des États-Unis ou d'Israël contre la République islamique avant les élections n'était pas dans l'intérêt d'Israël et ne juge pas réaliste la chute de la République islamique avant les élections. Katz a lui aussi averti que, si le Hezbollah se joignait à une éventuelle attaque de la République islamique, l'armée israélienne occuperait de nouvelles parties du sud du Liban.
Israël prolonge l'état d'urgence jusqu'après les élections du 26 octobre ; l'évaluation sécuritaire juge élevé le risque d'une attaque de la République islamique.

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