dimanche 18 octobre 2026
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Amirhossein Mousavi, prisonnier politique à Evin : 14 détenus et militants politiques alertent sur le risque de son exécution

Quatorze détenus et militants politiques ont alerté sur le risque d'une condamnation à mort d'Amirhossein Mousavi, utilisateur critique du réseau X, qui comparaît devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran sous l'accusation de « moharebeh » (guerre contre Dieu).

Amirhossein Mousavi, prisonnier politique à Evin : 14 détenus et militants politiques alertent sur le risque de son exécution
Photo d'archives ; photo : Chrisrabinson, licence CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons

Quatorze détenus et militants politiques ont alerté, dans un communiqué, sur le risque d'une condamnation à mort d'Amirhossein Mousavi, prisonnier politique incarcéré à la prison d'Evin. Mousavi, utilisateur du réseau X critique de la République islamique, qui écrivait sous le nom de « James Bedean », est poursuivi devant la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran pour « moharebeh » et « corruption sur terre » : des accusations qui, devant les tribunaux révolutionnaires de la République islamique, peuvent conduire à l'exécution.

Les signataires du communiqué se sont dits préoccupés par le déroulement de la procédure. Ces derniers mois, le dossier de Mousavi est passé des accusations de « propagande contre le système » et de « rassemblement et collusion » à des chefs d'accusation bien plus lourds.

Arrestation à l'aéroport de Mehrabad et aveux télévisés

Mousavi a été arrêté le 18 décembre 2024 à l'aéroport de Mehrabad, à Téhéran, avec son épouse, alors qu'ils se rendaient à Kish. Le groupe juridique Dadban a indiqué que son arrestation avait été menée lors d'une opération conjointe de l'Organisation du renseignement des Gardiens de la Révolution (CGRI) et de la police (FARAJA), et qu'il était surveillé depuis six mois. Son dossier a été confié à la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par Abolqasem Salavati, et une caution de 10 milliards de tomans a été fixée, ce qui a rendu sa libération impossible dans les faits.

Le 6 octobre 2025, la télévision d'État a diffusé une vidéo de déclarations de Mousavi, l'accusant d'avoir transmis à Israël des informations sur des sites militaires sensibles. Dans une lettre écrite depuis la prison d'Evin, Mousavi a rejeté cette accusation et affirmé n'avoir jamais eu accès à des informations classifiées. Il a écrit que ces déclarations avaient été enregistrées après 148 jours d'isolement, des coups, l'arrestation de son épouse et des menaces de poursuite des pressions, avec des mots dictés pour l'essentiel par l'interrogateur, et il a demandé aux autorités de publier tous les éléments dont elles disposent.

Une vague d'exécutions politiques

L'alerte sur Mousavi survient au milieu d'une nouvelle vague d'exécutions politiques. Le mercredi 14 octobre, la République islamique a exécuté Alisina Mostafavi, alpiniste et prisonnier politique originaire de Kerman, et la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, celle-là même qui instruit le dossier de Mousavi, a de nouveau condamné Varisheh Moradi à mort.

Après des aveux forcés à la télévision, Amirhossein Mousavi risque désormais une condamnation à mort sous l'accusation de « moharebeh ».

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