Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré à des journalistes dimanche 4 octobre 2026 que le blocus naval américain dans le détroit d'Ormuz avait été pleinement efficace et que le contrôle de cette voie maritime appartenait à Washington, et non à la République islamique. Selon l'agence Associated Press, reprise par Middle East Eye, il a affirmé que la République islamique n'avait pratiquement rien pu faire passer par le détroit, tandis que le trafic souhaité par les États-Unis était presque revenu à son niveau d'avant-guerre.
Hegseth a également souligné que la République islamique n'obtiendrait jamais l'arme nucléaire, qualifiant d'intérêt vital pour les États-Unis le fait de l'en empêcher. Il a dit que Donald Trump était déterminé à l'empêcher à tout prix et gardait toutes les options sur la table, ajoutant que Téhéran devait faire « le bon choix ».
L'affirmation d'un commandant des Gardiens de la Révolution
Au même moment, Ali Fadavi, chef du groupe de conseillers du commandant en chef des Gardiens de la Révolution (CGRI), a affirmé dimanche soir, dans un entretien publié par l'agence Mizan, liée au pouvoir judiciaire, que pour la première fois aucun navire américain n'était présent ni dans le golfe Persique, le détroit d'Ormuz et la mer d'Oman, ni même dans le nord de l'océan Indien. Il a prétendu que les forces américaines s'étaient éloignées de plus de 1 000 kilomètres des frontières de l'Iran.
Fadavi a aussi déclaré que tout endroit d'où l'Iran serait attaqué serait pris pour cible, et a assimilé les bases américaines dans les pays de la région au territoire des États-Unis. Ces affirmations n'ont pas été vérifiées de manière indépendante.

Washington et les Gardiens de la Révolution livrent des récits totalement contradictoires de la situation dans le détroit d'Ormuz.
Contexte
Les propos de Fadavi concordent avec de précédentes déclarations de l'armée de la République islamique ; son porte-parole, Mohammad Akraminia, avait lui aussi affirmé dimanche que les forces américaines s'étaient déployées jusqu'à 1 000 kilomètres des côtes iraniennes. Dans le même temps, la Maison-Blanche a envoyé son troisième porte-avions dans la région, et Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement, a déclaré que le détroit d'Ormuz ne rouvrirait pas tant que les sept conditions de Téhéran ne seraient pas remplies. Le ministère des Affaires étrangères de la République islamique a par ailleurs annoncé que la réponse américaine au plan en sept jours de Téhéran était à l'étude.

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