lundi 19 octobre 2026
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Les houthis fabriquent avec des pièces chinoises des missiles semblables au Khorramshahr de la République islamique

Une nouvelle étude montre que les houthis, alliés de la République islamique, utilisent des composants chinois pour fabriquer un missile balistique semblable au « Khorramshahr », qui pourrait atteindre Israël et toute l'Arabie saoudite.

Les houthis fabriquent avec des pièces chinoises des missiles semblables au Khorramshahr de la République islamique

Les houthis du Yémen, alliés de la République islamique, fabriquent des missiles balistiques avancés semblables au missile Khorramshahr de la République islamique, à l'aide de composants importés de Chine. Cette conclusion provient d'une étude de Conflict Armament Research, un institut qui suit les chaînes d'approvisionnement en armes dans les zones de guerre ; ses résultats ont d'abord été publiés par le Wall Street Journal.

Selon l'étude, parmi les composants récupérés figurent des parties du moteur et du corps du missile fabriquées par un producteur chinois de pièces métalliques de précision, des ailettes de stabilisation en vol et des éléments du moteur à propergol solide de la famille de missiles Khorramshahr. La portée probable de ces missiles est estimée à environ 1 930 kilomètres, ce qui couvre l'ensemble du territoire de l'Arabie saoudite et d'Israël.

De la dépendance à la République islamique à la production au Yémen

Fabian Hinz, analyste de l'institut, a déclaré qu'il est possible que les houthis aient déjà commencé à produire ces missiles, même si leurs efforts n'ont pas rencontré beaucoup de succès jusqu'ici. Pendant des décennies, les houthis ont dépendu de la République islamique et du Hezbollah libanais pour leurs armes, et ils tentent désormais de gagner en autonomie dans la production. La République islamique a dévoilé le missile Khorramshahr en 2022, et celui-ci a été utilisé à de nombreuses reprises dans la récente guerre avec les États-Unis, notamment dans des attaques contre des forces et des installations américaines.

L'an dernier, les autorités yéménites ont saisi deux navires qui dissimulaient du matériel de missiles parmi d'autres cargaisons. Une enquête antérieure de Bloomberg avait aussi montré que dans quatre conteneurs saisis dans le port d'Aden, on avait trouvé de présumés composants de missiles, des pièces de drones, des machines d'usinage à commande numérique et des ailettes semblables à des pièces des missiles balistiques de la République islamique.

Le rôle des entreprises chinoises

Selon des experts et l'ONU, les entreprises chinoises sont la principale source des marchandises saisies en route vers les zones contrôlées par les houthis, et la plupart des composants des drones du groupe viennent aussi de Chine. L'an dernier, les États-Unis ont accusé des entreprises chinoises d'aider les houthis à attaquer des navires américains en mer Rouge ; Pékin affirme respecter l'embargo sur les armes de l'ONU contre les houthis.

Ce rapport paraît alors que les houthis ont étendu ces dernières semaines leurs attaques de missiles et de drones contre l'Arabie saoudite, dont l'attaque contre l'immeuble de bureaux d'Aramco à Dhahran et les éclats de missile qui ont blessé quatre personnes à Riyad.

Les pièces chinoises permettent aux houthis de fabriquer au Yémen même une version du missile Khorramshahr de la République islamique.

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