Abolfazl Damanjani, manifestant du soulèvement de janvier 2026 et habitant de Mechhed, a été condamné à 15 ans de prison par la chambre 5 du tribunal révolutionnaire de la ville, présidée par le juge Yazdankhah. Ce jugement, rendu il y a quelque temps, ne lui a été notifié que récemment et il est actuellement détenu à la prison de Vakilabad à Mechhed.
Les chefs d'accusation sur la base desquels le tribunal révolutionnaire a prononcé cette lourde peine sont « rassemblement et collusion », « propagande contre le système » et « action contre la sécurité nationale », les mêmes accusations stéréotypées que la République islamique a utilisées contre des centaines de manifestants dans les mois qui ont suivi le soulèvement de janvier. La part de chaque accusation dans le total de 15 ans n'a pas été communiquée.
Arrêté sur son lieu de travail
Selon des sources de défense des droits humains, des agents de sécurité ont fait irruption le 10 janvier 2026 dans la boutique d'Abolfazl Damanjani et l'ont arrêté. Après son arrestation, il est resté un temps sous interrogatoire dans un centre de détention des organes de sécurité, et sa famille est restée sans nouvelles de lui. Il a ensuite été transféré à la prison de Vakilabad à Mechhed. HRANA, l'agence de presse des Militants des droits humains en Iran, a elle aussi confirmé le jugement. On n'a aucune nouvelle d'un appel dans cette affaire.
Une vague de lourdes peines contre les manifestants du soulèvement de janvier
La condamnation d'Abolfazl Damanjani s'inscrit dans une vague de lourdes peines que les tribunaux révolutionnaires de la République islamique ont prononcées ces derniers mois contre les détenus du soulèvement de janvier. Les exécutions de manifestants se poursuivent en même temps : Amnesty International a qualifié d'outil d'intimidation l'exécution de cinq manifestants du soulèvement de janvier en une semaine, et mercredi 14 octobre, Alisina Mostafavi, alpiniste et prisonnier politique originaire de Kerman, a été exécuté.
La prison de Vakilabad à Mechhed a abrité ces mois-ci plusieurs détenus du soulèvement de janvier dans le Khorassan, dont Ahmad Rahimi, professeur à l'université de Mechhed arrêté pour avoir aidé des blessés, dont l'ordre de détention a de nouveau été prolongé.
Quinze ans de prison pour un commerçant de Mechhed sous les accusations de « rassemblement et collusion » et de « propagande contre le système » donnent une image claire de la vengeance des tribunaux révolutionnaires contre les manifestants du soulèvement de janvier.

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