La première chambre d'instruction du parquet public et révolutionnaire de Boyer-Ahmad a convoqué six militants civils de Yasuj. Dans une notification émise le lundi 12 octobre 2026, les six se sont vu accorder trois jours pour se présenter à l'autorité judiciaire et remettre leurs téléphones portables.
Les personnes convoquées sont Yaser Mahmoudi Mordraz, Nowrouzali Rashidnejad, Kourosh Jalil, Saeed Taherifar, Sasan Zarghampour Boyer-Ahmadi et Seyed Davood Malek-Hosseini. Les accusations que l'appareil judiciaire de la République islamique leur impute comprennent « propagande contre le régime », « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale » et liens avec des groupes opposés à la République islamique. La notification mentionne aussi d'autres chefs d'accusation, dont l'appartenance à des groupes d'opposition intérieurs, la coopération avec des gouvernements étrangers que les autorités qualifient d'hostiles, l'insulte à Rouhollah Khomeyni et à Ali Khamenei, et la participation à des rassemblements que l'appareil judiciaire juge visant au renversement.
Les antécédents de l'affaire des militants civils de Yasuj
Les six avaient été arrêtés pour la première fois à Yasuj en avril-mai 2022, et l'audience sur leurs accusations politiques et sécuritaires s'est tenue en février-mars 2024 au tribunal révolutionnaire de Yasuj. Aujourd'hui, plus de quatre ans après la première arrestation, le dossier a été relancé avec des accusations plus larges.
Nowrouzali Rashidnejad est enseignant et militant syndical des enseignants, et avait déjà été arrêté auparavant. Yaser Mahmoudi Mordraz a été exclu de l'université des sciences médicales de Yasuj en avril-mai 2024 par une décision du Noyau de sélection.
Convocation de militants civils et répression dans les villes de province
Réclamer les téléphones portables des prévenus est une méthode que les organes de sécurité emploient pour accéder aux communications et au réseau de connaissances des militants. Ces convocations interviennent alors que la vague de répression se poursuit aussi dans les petites villes ; notamment la répression de la manifestation des habitants de Meymeh, dans la province d'Ispahan, avec des gaz lacrymogènes et des tirs, et la prolongation de la détention d'Ahmad Rahimi, professeur à l'université de Machhad.
Six militants civils de Yasuj, plus de quatre ans après leur première arrestation, ont été de nouveau convoqués avec une liste d'accusations plus longue.

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