L'aéroport international King Khalid de Riyad restera fermé jusqu'à samedi, ont annoncé les autorités saoudiennes, après que les Houthis du Yémen, alliés de la République islamique, ont visé la capitale saoudienne pour la troisième nuit consécutive, dans la soirée du lundi 12 octobre. Dans le même temps, il est apparu que l'Arabie saoudite avait cessé d'envoyer des alertes publiques sur des attaques imminentes plusieurs jours avant les attaques meurtrières contre cet aéroport.
Turki al-Maliki, porte-parole de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, a déclaré que les forces de la coalition avaient intercepté et détruit un missile balistique tiré en direction de Riyad et deux missiles balistiques tirés en direction de la base aérienne de Khamis Mouchayt. Yahya Saree, porte-parole militaire des Houthis, a affirmé que le groupe avait visé l'aéroport King Khalid et envoyé également un drone vers la base de Khamis Mouchayt. Les habitants de Riyad ont entendu plusieurs explosions dans la soirée de lundi.
Les alertes publiques suspendues avant les attaques
Selon un rapport publié par Reuters, la dernière alerte de la protection civile saoudienne avant les attaques contre l'aéroport de Riyad avait été émise le 29 septembre pour la province de Najran. Deux responsables informés ont indiqué que, lorsqu'un des alliés occidentaux de l'Arabie saoudite a demandé pourquoi les alertes avaient été suspendues, les autorités saoudiennes ont répondu qu'elles étaient trop dérangeantes et que les citoyens se plaignaient d'être réveillés au milieu de la nuit. Lundi, la protection civile saoudienne a émis pour la première fois depuis le 29 septembre une alerte concernant d'éventuelles menaces contre Riyad et les villes du sud.
Selon deux responsables occidentaux, Riyad a été visée une douzaine de fois depuis le début d'octobre. Les ambassades occidentales en Arabie saoudite ont envoyé durant cette période des alertes internes à leur personnel, mais aucune alerte de ce type n'a été envoyée avant l'attaque du samedi 10 octobre, la plus meurtrière contre l'aéroport. Ali Shihabi, analyste saoudien proche du pouvoir, a déclaré qu'avec ou sans alertes, l'Arabie saoudite peine à protéger son vaste territoire et que les systèmes Patriot et les missiles intercepteurs ne sont pas disponibles en quantité suffisante. Le gouvernement saoudien n'a pas répondu aux questions sur la raison de la suspension des alertes.
Vols annulés et avertissement aux voyageurs
L'aéroport de Riyad étant fermé, Etihad a annulé tous ses vols à destination et en provenance de Riyad jusqu'à la semaine prochaine et a également suspendu ses vols vers Dammam et Djeddah. Gulf Air a annulé ses vols vers Riyad jusqu'à samedi, et Delta a reporté le lancement de ses vols directs Atlanta–Riyad, prévu pour le 23 octobre. Le président américain Donald Trump a dit des Houthis qu'ils « se comportent très mal », mais n'a donné aucun signe d'une intervention directe de Washington.
Selon les derniers chiffres publiés, au moins 18 personnes ont été tuées et plus de 300 blessées dans les récentes attaques des Houthis contre les aéroports de Riyad et de Dammam. L'Arabie saoudite avait déjà ouvert une enquête sur l'échec de la défense aérienne face à l'attaque contre l'aéroport de Riyad. Les attaques des Houthis contre les aéroports de Riyad et de Dammam ont suscité une vaste réaction internationale, et le prince Reza Pahlavi a qualifié cette attaque de preuve de l'esprit belliciste de la République islamique.
L'Arabie saoudite avait cessé d'émettre des alertes publiques à destination des citoyens plusieurs jours avant les attaques les plus meurtrières des Houthis contre l'aéroport de Riyad.

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