lundi 19 octobre 2026
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Le club Enghelab de Téhéran fermé pour cause de hijab obligatoire, rouvert un jour plus tard

Le club Enghelab de Téhéran et le complexe sportif national ont été fermés sous le prétexte d'« appliquer les normes de la charia » et le hijab obligatoire ; le club Enghelab a annoncé être de nouveau ouvert à partir du lundi 12 octobre.

Le club Enghelab de Téhéran fermé pour cause de hijab obligatoire, rouvert un jour plus tard
Image d'archives ; Photo : Farzaaaad2000, licence CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons

La Société de développement et d'entretien des installations sportives, rattachée au ministère des Sports de la République islamique, a fermé dimanche 11 octobre le club Enghelab de Téhéran et le complexe sportif national. Selon Iran International, cette décision fait suite au non-respect du hijab obligatoire dans le club.

Dans son communiqué, la société a donné pour raison de la fermeture la prise des « dispositions nécessaires pour appliquer les règles et normes religieuses, légales et coutumières » et, dans un autre communiqué, elle a interdit « jusqu'à nouvel ordre » les activités des parties des deux complexes qui ne sont pas conformes à ces « normes ».

Des messages contradictoires de la part des autorités

Dans le même temps, le ministère des Sports a annoncé que le club continuerait de fonctionner dans le respect de ces mêmes « normes » ; une contradiction qui montre une fois de plus le désarroi des organes du pouvoir dans l'application du hijab obligatoire. Quelques heures plus tard, le club Enghelab a annoncé sur sa page Instagram qu'il rouvrirait le lundi 12 octobre selon son programme habituel, de 5 h à 22 h.

Le club Enghelab a rouvert ses portes un jour après avoir été fermé sous le prétexte du hijab obligatoire.

Le club Enghelab

Le club Enghelab, connu avant 1979 sous le nom de Club impérial, est l'un des plus anciens et des plus grands complexes sportifs de Téhéran, et son terrain de golf, sa piscine et ses courts de tennis sont utilisés par de nombreux citoyens. Dans les années qui ont suivi le soulèvement « Femme, Vie, Liberté », de nombreuses femmes se montrent dans les lieux publics sans le hijab obligatoire, et le pouvoir a tenté à plusieurs reprises d'endiguer cette résistance civile en mettant des commerces et des lieux sous scellés.

Sources

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