dimanche 18 octobre 2026
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Ispahan : des hommes armés de machettes lors d'une marche soutenue par les Gardiens de la Révolution

Les images d'hommes armés de machettes et d'épées lors d'une marche soutenue par les Gardiens de la Révolution à Ispahan ont relancé les questions sur le recours à des groupes en civil dans la répression.

Ispahan : des hommes armés de machettes lors d'une marche soutenue par les Gardiens de la Révolution
Image d'archives ; Photo : Arad, licence CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons

Des images et des vidéos d'hommes armés de machettes et d'épées lors d'une marche soutenue par les Gardiens de la Révolution (CGRI) à Ispahan ont de nouveau soulevé des questions sur le recours à des groupes armés informels pour réprimer les manifestants. Selon Iran International, la marche, intitulée « Ceux qui donnent leur vie » (Janfadayan), s'est déroulée le jeudi 1er octobre 2026, de la place Azadi d'Ispahan au cimetière Golestan-e Shohada de la ville.

Selon les médias d'État, des membres du Basij et d'organisations religieuses y ont participé, et ses organisateurs l'ont présentée comme une démonstration de leur disponibilité et de leur capacité de mobilisation. Ali Mojtahedzadeh, avocat, a décrit ces scènes comme une démonstration de force armée et a demandé aux responsables de la sécurité de la province d'expliquer pourquoi elle avait été autorisée.

Les antécédents des groupes en civil dans la répression des manifestations

Dans son reportage, Iran International revient sur les antécédents du recours de la République islamique à des forces informelles dans la répression. Ali Hashemi, ancien vice-ministre du Renseignement chargé de la sécurité, a déclaré dans un fichier audio publié par le média que, lors des manifestations de juillet 1999 et de l'attaque de la cité universitaire de Téhéran, environ 250 personnes qu'il a qualifiées de voyous avaient été organisées. Selon lui, le même schéma a été appliqué après l'élection de 2009, et des individus ayant un casier judiciaire ont été employés pour frapper les détenus au centre de détention de Kahrizak.

Hossein Hamedani, haut commandant des Gardiens de la Révolution chargé de la sécurité de Téhéran en 2009, avait déclaré auparavant que les Gardiens avaient identifié environ 5 000 personnes ayant rejoint les manifestations et en avaient organisé une partie en trois bataillons ; il avait dit que, pour les former, il fallait des gens familiers des machettes et des couteaux. Hamedani a été tué en Syrie en 2015. Selon des rapports, des groupes similaires étaient également présents lors des manifestations de décembre 2017 et janvier 2018, de 2018 et de novembre 2019.

Ispahan, foyer de la répression ces derniers mois

L'identité et l'affiliation des hommes armés de la marche d'Ispahan n'ont pas été confirmées de manière indépendante, et Iran International souligne qu'aucun lien organisationnel n'a été prouvé entre eux et les groupes employés dans les répressions passées. Cette démonstration a néanmoins eu lieu dans une ville qui a été l'un des foyers de la répression ces derniers mois, de l'ordre donné par la justice d'Ispahan de commencer à identifier les femmes non voilées aux pressions sur l'avocat des accusés de l'affaire de la place Alikhani.

L'étalage de machettes et d'épées lors de la marche officielle d'Ispahan rappelle le rôle des groupes en civil dans la répression des manifestations au cours des trois dernières décennies.

Sources

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