lundi 19 octobre 2026
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Asadollah Jafari, chef de la justice d'Ispahan : l'identification des femmes sans voile a commencé

Asadollah Jafari, chef de la justice de la province d'Ispahan, a annoncé le début de l'identification des femmes qui ne respectent pas le hijab obligatoire et dit que le pouvoir judiciaire s'occuperait d'elles.

Asadollah Jafari, chef de la justice d'Ispahan : l'identification des femmes sans voile a commencé
Image d'archives ; photo : en:User:Arad, licence CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons

Asadollah Jafari, chef de la justice de la province d'Ispahan, a annoncé le dimanche 11 octobre 2026 que l'identification des citoyennes qui ne respectent pas le hijab obligatoire avait commencé dans la province et qu'elles « doivent rendre des comptes ». Selon Iran International, il a employé l'étiquette « exhibitionnistes et dévergondées » pour décrire ces citoyennes.

Le chef de la justice d'Ispahan a qualifié le hijab de prescription religieuse, de loi et de volonté du peuple, et dit que le pouvoir judiciaire était prêt à l'appliquer et l'appliquait déjà. Selon lui, il existe des lois sur la « chasteté et le hijab » et le pouvoir judiciaire n'a aucun scrupule à les appliquer. Jafari a aussi affirmé que « certains » avaient franchi toutes les lignes rouges.

Une nouvelle menace contre les femmes à Ispahan

Les propos du chef de la justice d'Ispahan ne contenaient aucun détail sur la méthode d'identification, le nombre de personnes visées ou les sanctions envisagées. Ils montrent néanmoins que le pouvoir judiciaire de la République islamique, en pleine guerre, crise économique et vague d'exécutions de manifestants, continue de compter la tenue des femmes parmi ses priorités.

Le pouvoir judiciaire de la province d'Ispahan est au cœur de la répression ces derniers mois, notamment dans l'affaire de l'exécution des manifestants de la place Alikhani à Ispahan, où l'avocat des accusés a dit que l'accusation de meurtre n'avait jamais figuré dans leur jugement.

Les femmes et le hijab obligatoire après le soulèvement

Depuis le soulèvement « Femme, Vie, Liberté » de 2022, les Iraniennes abandonnent dans la rue le hijab obligatoire en nombre croissant, et les efforts de la République islamique pour le rétablir — des patrouilles de sécurité aux amendes, à la fermeture de commerces et aux poursuites judiciaires — n'ont jusqu'ici pas réussi à mettre fin à cette désobéissance civile.

Place Naqsh-e Jahan à Ispahan ; image d'archives. Photo : en:User:Arad, licence CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons
Place Naqsh-e Jahan à Ispahan ; image d'archives. Photo : en:User:Arad, licence CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons

Le chef de la justice d'Ispahan a annoncé le début de l'identification des femmes qui ont abandonné le hijab obligatoire.

Sources

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