Deux responsables américains et un responsable israélien ont rejeté l'information du quotidien Maariv selon laquelle les États-Unis auraient demandé à Israël de frapper seul la République islamique avant les élections. Selon le Jerusalem Post, les trois responsables ont déclaré à Barak Ravid, correspondant à Washington de la chaîne israélienne Channel 12, que les États-Unis n'avaient adressé à Israël aucune demande de ce type pour une frappe avant le scrutin. Les noms de ces responsables n'ont pas été révélés.
Maariv avait rapporté le samedi 10 octobre 2026, dans un article signé Ben Caspit, que, lors des discussions des deux dernières semaines, les États-Unis avaient demandé à Israël de mener une nouvelle attaque non pas dans le cadre d'une opération conjointe, mais seul, afin que son coût politique ne retombe pas sur Donald Trump avant les élections de mi-mandat. Selon le journal, l'opposition d'Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée israélienne, a conduit à mettre ce plan de côté pour le moment. Tant l'information de Maariv que son démenti reposent sur des sources anonymes, et aucune des deux parties n'a publié de document.
L'information de Maariv et l'avertissement d'Eyal Zamir
Selon Iran International, citant Caspit, cette demande est intervenue après la réception de renseignements indiquant que la République islamique reconstruisait rapidement sa capacité de production de drones et de missiles balistiques. La position de Benjamin Netanyahou à ce sujet n'est pas claire.
Selon Channel 12, relayée par le Times of Israel, Zamir avait averti ses homologues américains qu'une attaque contre l'Iran pourrait entraîner le report des élections législatives israéliennes, prévues le 27 octobre. Ces mêmes informations indiquent que de hauts commandants américains ont dit à Zamir que la Maison-Blanche et le Pentagone avaient ordonné de se préparer à une éventuelle reprise, d'ici trois semaines, des opérations américaines de grande ampleur contre la République islamique. Le nouveau démenti concerne la demande d'une frappe israélienne unilatérale, et non cette préparation militaire américaine.

La promesse de Trump et la reconstruction militaire de la République islamique
Jeudi, Trump a annoncé que les États-Unis n'attaqueraient pas l'Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre et que le blocus naval se poursuivait, mais le lendemain, interrogé à ce sujet, il a dit qu'il faudrait voir. Entre-temps, Bloomberg, citant des responsables occidentaux, a rapporté que la République islamique, malgré des mois de frappes, avait conservé sa capacité à fabriquer des missiles et des drones ; la Maison-Blanche a rejeté cette évaluation.
Ces informations paraissent alors que, après la pause dans les frappes américaines, des figures radicales de la République islamique ont réclamé une frappe préventive et que le gouvernement a intensifié ses attaques contre les navires commerciaux autour du détroit d'Ormuz.
Deux responsables américains et un responsable israélien ont affirmé que les États-Unis n'avaient pas demandé à Israël de frapper la République islamique avant les élections.

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